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Radio Farda - L'hommage rendu mardi dernier par la représentante de la France à la Commission de la condition de la femme (CCF) à Nasrin Sotoudeh, avocate et défenseure iranienne des droits humains emprisonnée, a tourné en une joute verbale entre Paris et Téhéran.

La Commission de la condition de la femme, créée en 1946, est le principal organe intergouvernemental mondial exclusivement consacré à la promotion de l'égalité des sexes et à l'autonomisation des femmes. Des centaines de déléguées du monde entier participent à ses assemblées annuelles.

Farideh Olad Qobad (Olad Ghobad), députée iranienne et représentante à la 63e session de la CCF, a sévèrement critiqué son homologue française Marlène Schiappa, l'accusant de "comportement irresponsable" et d' "abus de la position de son pays au Conseil de sécurité (CD) pour interférer dans les affaires intérieures des pays".

L'agence de presse officielle IRNA a cité Mme Olad Qobad déclarant le jeudi 14 mars : " Je suggère qu'elle [Schiappa] s'occupe du mécontentement généralisé dans son propre pays au lieu de s'occuper des affaires des autres pays ".

Plus tôt dans une brève allocution prononcée mardi, Mme Schiappa, Secrétaire à l'égalité entre les femmes et les hommes dans le gouvernement du Président Emannuel Macron, avait évoqué la décision récente de son patron d'attribuer un siège à Nasrin Sotoudeh, au Conseil consultatif du G7 sur l'égalité entre les sexes.

Au cours de son bref discours, Schiappa a déclaré : "Je voudrais transmettre le soutien de la France et mon salut sororité à Nasrin Sotoudeh qui est actuellement derrière les barreaux en Iran".

La remarque de Schiappa a été immédiatement suivie d'applaudissements prolongés. Plus tard dans un tweet, Schiappa a réitéré sa remarque.

Sotoudeh, 55 ans, qui a défendu des prisonniers politiques et des femmes revendiquant l'égalité des droits en Iran, a été continuellement persécutée par les autorités iraniennes. Plus récemment, elle a été arrêtée en juin 2018 et condamnée à plusieurs reprises pour des accusations douteuses, dans le cadre de procès secrets. Elle purgera au moins 15 ans.

Sans parler de Sotoudeh et de son cas, Olad Qobad a suivi les traces des autorités en Iran pour lancer la balle dans le camp "ennemi" en condamnant Paris pour le mécontentement et les manifestations récentes, connues sous le nom de "Gilets Jaunes" en France.

Pendant près de quatre mois, les autorités iraniennes ont critiqué à maintes reprises la France en relation avec les manifestations des gilets jaunes en France, qui ont eu lieu depuis lors. Le commandant en chef du Corps des gardiens de la révolution, le général de division Mohammad Ali Jafari, est allé encore plus loin en affirmant que " les manifestations de Gilet Jaunes avaient été inspirées par la Révolution islamique " en Iran.

Pendant ce temps, l'agence de presse Fars, dirigée par ces mêmes gardiens de la révolution, a rapporté que des dizaines d'étudiants du séminaire chiite se sont rassemblés devant l'ambassade de France à Téhéran jeudi pour exprimer leurs condoléances aux familles des victimes récemment tuées lors des manifestations des gilets jaunes.

IRAN 
NOVEMBRE 2019

 3 exécutions

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions; Octobre: 23 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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