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Sous-comité des droits internationaux de la personne du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international de la Chambre des Communes du Canada - Ottawa 16 juin 2014

LE SOUS-COMITE DES DROITS DE LA PERSONNE SE PENCHE SUR LA SITUATION AU CAMP LIBERTY
ADOPTION A L'UNANIMITE D'UNE MOTION APPUYANT LES RESIDENTS ET CONDAMNANT LES MASSACRES

Le Sous-comité des droits internationaux de la personne du Comité des affaires étrangères a adopté à l’unanimité une motion appuyant les plus de 3 000 résidents du camp Liberty en Iraq – auparavant installés au camp Ashraf – qui, tous, sont désignés comme étant des personnes protégées en vertu de la quatrième Convention de Genève. La motion faisait suite à des témoignages éloquents sur la détérioration de la sécurité et de la situation humanitaire au camp Liberty, et sur la nécessité de la prise de mesures de protection de la part de la communauté internationale.

Les résidents sont membres des Moudjahidines du Peuple iranien, un groupe de dissidents iraniens contraint de vivre au camp Liberty dans des conditions dangereuses et déplorables caractérisées par une infrastructure de sécurité totalement insuffisante. En fait, depuis 2009, ce groupe a été la proie de six attaques violentes, la plus mortelle d’entre elles s’étant produite au camp Ashraf le 1er septembre 2013. Au total, 52 personnes ont été exécutées et 7 otages sont toujours portés disparus et demeurent introuvables.

La motion reconnaît que la situation au camp Liberty constitue une crise juridique, politique et – surtout – humanitaire urgente. Elle demande aux Nations Unies d’établir immédiatement une présence permanente à l’intérieur du camp Liberty et de lancer une enquête indépendante et impartiale sur le massacre du 1er septembre. Elle recommande également que le Canada participe à la réinstallation des résidents du camp Liberty et qu’il accepte un certain nombre d'entre eux comme demandeurs d’asile.

« Il est scandaleux qu’aucune enquête indépendante n’ait encore été faite sur le massacre du 1er septembre au camp Ashraf. L’absence d’enquête favorise une culture d’impunité, a déclaré M. Cotler. De surcroît, la question de la sécurité et de la situation humanitaire demeure urgente, alors que la réinstallation des résidents, elle, n’a guère progressé. La situation exige l’attention et l’intervention immédiates de la communauté internationale.