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Courrier international - Mehdi Khalaji, Inranian.com, New York, 12 novembre – Plus de six mois après l’élection présidentielle contestée de juin, le « mouvement vert » est plus fort que jamais. Mais la solidarité dans les rues cache des divisions internes grandissantes. Les principaux dirigeants, Mir Hossein Moussavi, Mohammad Khatami et Mehdi Karroubi, sont d’anciens membres haut placés du régime islamique qui n’ont pas réellement le désir de renverser la république islamique. Les différences avec les jeunes manifestants dans les rues ne sont pas uniquement générationnelles. Les protestataires cherchent réellement à renverser le régime dont les leaders du mouvement sont issus.

Bien qu’ils soient considérés comme des modernisateurs, Moussavi et ses deux collègues sont profondément fidèles aux idéaux de l’ayatollah Khomeiny, fondateur du système théocratique. Si Moussavi avait gagné, il n’aurait pas changé de régime. Si Moussavi avait remporté l’élection présidentielle de juin, il n’aurait pas changé l’ordre établi. Il aurait tenté de résoudre les crises internes et externes de ka république islamique à travers des politiques de façade. A vrai dire, la rivalité de Moussavi avec le président Mahmoud Ahmadinejad a peu avoir avec la politique étrangère du régime actuel et beaucoup avec les luttes de pouvoir interne, la politique économique et, dans une certaine mesure, les questions culturelles. Un nouveau dirigeant n’aurait pas fondamentalement changé la position de l’Iran en matière nucléaire ou dans son rôle régional. Car tous ceux qui ont participé à l’élection présidentielle s’accordent sur le fait que les questions de politique étrangère doivent être décidées par le guide suprême, l’ayatollah Khamenei ;

Comment de tels « modérés » en sont arrivés à diriger une révolution ? Par accident Aucun des candidats réformateurs n’aurait pu prévoir qu’après la fraude électorale, un tel mouvement populaire prendrait forme. Ces leaders ont seulement eu un petit rôle dans l’organisation du mouvement. Moussavi en est devenu le symbole à contrecoeur.  Et à présent les manifestations sont la plupart du temps organisées par les blogueurs et les agitateurs sur le terrain. Aujourd’hui, ces trois anciens officiels que sont Moussavi, Karoubi et Khatami se retrouvent à la tête d’un groupe dont ils ne représentent pas réellement les opinions. La différence la plus importante porte sur le but final poursuivi par les protestataires. Moussavi et Khatami ont répété leur volonté de revenir aux idéaux de la république islamique. Mais les gens qui défilent dans les rues sont conscient de l’échec des réformes passées et n’ont que peu d’espoir en la république islamique. Ils ne souhaitent pas travailler au sein d’un régime théocratique. Il n’y a que les caciques de la république islamique qui craignent la victoire du mouvement vert ; les prétendus dirigeants de ce mouvement la craignent également, ne sachant pas dans quelle voie ils s’engagent et quelle en sera l’issue.

 

IRAN 
Septembre 2018

  18 exécutions

(Janvier: 22 exécutions, février: 17 exécutions, mars: 12 exécutions, avril: 33 exécutions, mai: 19 exécutions, juin: 17 exécutions, juillet: 40 exécutions, aout : 28 exécutions)

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En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions