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Bloomberg, 27 mai – Un compte Facebook demande la prison et le fouet pour des femmes iraniennes ayant posté des photos d’elles sans foulard sur le réseau social.

La page anonyme, intitulé « Identifier les partisanes de la débauche dans le cyberespace », demande aux téléspectateurs d'identifier les femmes surles images. Il s'agit d'une réplique aux « furtives libertés des femmes iraniennes », une campagne sur Facebook qui invite les femmes à envoyer des photos d'elles-mêmes sans foulard.

Les conservateurs iraniens voient l’abandon du voile, ou du hijab, comme un acte de défi contre les règles de la république islamique. Depuis la révolution de 1979 qui a amené les chefs religieux musulmans chiites au pouvoir, les femmes en Iran ont été contraintes de se couvrir la tête et le corps en public avec des foulards et d’amples manteaux.

« Les furtives libertés des femmes iraniennes » ont été lancées par une activiste et journaliste iranienne basée à Londres, Massih Alinejad. Ce mouvement a rassemblé 370.000 personnes depuis sa mise en ligne le 3 mai, et des dizaines de femmes ont affiché leurs photos.

Les partisans du code islamique du pays ont répondu au début du mois avec une page Facebook qui condamne les femmes qui apparaissent sur le site d’Alinejad. « La réelle liberté des femmes en Iran », dit le site, cherche à confronter « les étrangers et les traîtres » qui « appellent à la levée du voile ».