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Iran Manif - Des chercheurs américains ont annoncé que des entreprises chinoises, placées sur liste noire aux Etats-Unis pour avoir vendu des équipements militaires à l'Iran, parviennent à échapper aux sanctions américaines en raison de défaillances dans l'application de la législation.

Le Wisconsin Project on Nuclear Arms Control, un organisme privé qui lutte contre la prolifération nucléaire, a découvert que des groupes américains avaient importé des produits émanant d'entreprises chinoises sanctionnées, sans en subir aucune conséquence, ni même parfois s'en apercevoir.

Les groupes chinois avaient réussi à déjouer leur interdiction sur le sol américain en utilisant des noms d'emprunt ou en se dissimulant derrière certaines de leurs filiales ne figurant pas sur la liste noire.

"Malheureusement, au cours des dernières années, il a été accordé plus d'attention à l'annonce de ces interdictions qu'à leur mise en oeuvre", ont dénoncé les chercheurs, notant que les sanctions américaines risquaient de devenir "surtout des gestes symboliques".

L'étude répertorie 42 groupes américains ayant importé depuis 2006 des produits du groupe China Precision Machinery Import and Export Shanghai Pudong Corp., présenté par les autorités américaines comme un "proliférateur en série", en ce qui concerne les ventes à l'Iran de technologies liées aux missiles.

Les sanctions américaines sont appliquées par le Bureau du contrôle des avoirs étrangers, un organe dépendant du département du Trésor, doté d'un budget annuel d'environ 32 millions de dollars, ce qui, selon le Wisconsin Project, équivaut au coût d'un simple avion de combat.

L'enquête du Wisconsin Project est rendue publique au moment où l'administration du président Barack Obama envisage de renforcer les sanctions contre Téhéran, soupçonné par les Occidentaux de vouloir se doter de l'arme nucléaire.

L'auteur du rapport, Matthew Godsey, a souligné auprès de l'AFP que les sanctions américains seraient "un repoussoir beaucoup plus efficace s'il était clair qu'elles seraient vraiment appliquées".

(AFP)