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Challenges (avec Reuters) - Les ambassadeurs de l'Union européenne ont discuté mercredi d'éventuelles nouvelles sanctions contre l'Iran d'après une proposition conjointe de l'Allemagne, de la France et du Royaume-Uni, ont annoncé des diplomates.

Ces sanctions pourraient être avalisées lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE le mois prochain.

Selon un document obtenu mi-mars par Reuters, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont proposé à leurs partenaires européens de nouvelles sanctions contre l'Iran visant ses activités balistiques et son rôle en Syrie dans l'objectif de convaincre les Etats-Unis de préserver l'accord de 2015 sur le programme nucléaire de la république islamique.

Donald Trump a accepté le 12 janvier, pour la troisième fois depuis son accession à la Maison blanche, de prolonger la suspension des sanctions économiques contre l'Iran tout en fixant un délai de 120 jours aux Européens - au 12 mai - pour réviser l'accord sur le nucléaire iranien, "le pire" des accords selon lui.

La France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne, de même que les Etats-Unis, la Russie et la Chine, ont signé cet accord avec l'Iran en juillet 2015 à Vienne. Le plan d'action global conjoint (JCPOA) encadre les activités nucléaires iraniennes en contrepartie d'une levée progressive des sanctions frappant la République islamique.

Une quinzaine de personnalités et sociétés iraniennes figurent seraient visées par les sanctions que pourrait instaurer l'Union européenne mais leur identité n'a pour l'instant pas été débattue.

"L'idée est d'avoir une décision finale sur les sanctions iraniennes d'ici au Conseil des Affaires étrangères d'avril", a dit un diplomate, à propos de la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE, prévue le 16 avril à Luxembourg.

"Ce sera compliqué car il faudra du temps pour convaincre les Etats membres", admettait toutefois un autre diplomate.

Les sanctions envisagées ne devraient pas être inspirées de celles qui visaient l'Iran avant l'entrée en vigueur de l'accord de 2015 mais viseraient plutôt des individus soupçonnés de contribuer au programme iranien de missiles balistiques.

Dans les faits, les personnalités et entités ciblées verraient leurs actifs gelés et seraient interdits de voyager en Europe ou d'entretenir des relations commerciales avec des entreprises basées dans le bloc communautaire.