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Le Devoir - La ministre canadienne des Affaires étrangères est « indignée » que l’Iran ait interdit à la femme d’un professeur canado-iranien qui a perdu la vie dans des circonstances obscures dans une prison de Téhéran de rentrer chez elle.

Chrystia Freeland a exigé sur Twitter, mercredi soir, qu’on accorde à Maryam Mombeini la liberté de rentrer chez elle. Le mari de Mme Mombeini, le professeur de sociologie Kavous Seyed-Emami, est mort dans la tristement célèbre prison d’Evin, à Téhéran, en février.

Les autorités iraniennes affirment que l’homme de 63 ans s’est suicidé, ce dont doutent sa famille et d’autres observateurs.

Des proches de la famille ont fait circuler mercredi un courriel du fils de M. Seyed-Emami dans lequel il explique que son frère et lui ont pu repartir d’Iran, mais que leur mère a été retenue. Ramin Seyed-Emami écrit qu’on a refusé « à la toute dernière minute » le droit à Mme Mombeini de sortir du pays.

Il ajoute que sa famille et lui vivent dans un « chaos et une terreur complets » depuis la mort de son père. Mme Mombeini et ses deux fils avaient des billets pour un vol de Lufthansa à destination de Vancouver, où Ramin Seyed-Emami est attendu au cours des prochaines heures.

Des diplomates canadiens ont refusé de commenter l’affaire plus avant. On ne sait pas où se trouve Mme Mombeini.

« Ma mère doit être conduite à l’hôpital tous les deux jours en raison de ses crises de panique, a-t-il écrit. Mon frère et moi sommes suivis et constamment surveillés partout où nous allons. Les responsables [iraniens] ont dit à nos avocats : “Dites aux frères de se taire sinon nous allons les faire taire.” Des agents du gouvernement m’ont dit qu’ils me surveillent. »

M. Seyed-Emami enseignait à l’université Imam Sadeq, à Téhéran, et dirigeait une organisation environnementale. Il avait été arrêté le 24 janvier.

Le mois dernier, le procureur de Téhéran, Abbas Jafari Dolatabadi, a annoncé l’arrestation de plusieurs personnes non identifiées soupçonnées d’espionnage sous le couvert de différents projets scientifiques et environnementaux.

L’Iran prétend, sans fournir la moindre preuve, que M. Seyed-Emami a transmis des renseignements concernant des bases iraniennes à la CIA américaine et au Mossad israélien.

IRAN 
Septembre 2018

  18 exécutions

(Janvier: 22 exécutions, février: 17 exécutions, mars: 12 exécutions, avril: 33 exécutions, mai: 19 exécutions, juin: 17 exécutions, juillet: 40 exécutions, aout : 28 exécutions)

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En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions