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Iran Manif – Contrairement aux pays du printemps arabe et même aux autres pays du Moyen-Orient, l’Iran a la chance d’avoir une alternative à la dictature religieuse en place depuis près de 40 ans. Cette alternative organisée sera même sous les feux des projecteurs à l’immense rassemblement que la diaspora iranienne prépare pour le 30 juin au parc des expositions de Villepinte-Paris Nord.

N’étant pas née d’hier, cette alternative a pris forme en juillet 1981 en Iran quand Khomeiny a assis sa théocratie sur un bain de sang qui se poursuit encore aujourd’hui et s’est étendu à la Syrie, l’Irak, le Yémen, le Liban, etc. Elle a adopté des plans, des tâches urgentes et présenté un plan en 10 points pour l’Iran libre de demain qui a reçu le soutien de milliers de parlementaires dans le monde. 

Il s’agit de la coalition de divers groupes et personnalités démocratiques d’un large éventail politique qui a tenu le plus longtemps dans l’histoire de ce pays, 37 ans exactement, signe de sa force et de sa stabilité. Ses organisations membres, comme l’OMPI, ont des racines profondes dans la société iranienne. Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a pour but premier le renversement de la tyrannie des mollahs. Le second objectif est d’organiser dans les six mois qui suivront la chute du dictateur des élections pour une assemblée constituante et législative. Une fois cette assemblée élue par le peuple et tout le peuple, le gouvernement provisoire démissionnera et lui laissera la gestion du pays.

Les mollahs ont non seulement usurpé la souveraineté populaire après la révolution contre le chah, mais ils ont aussi mis en place un régime religieux avec à sa tête le « représentant de Dieu sur Terre », le guide suprême. Selon leur Constitution, ce guide est à même de destituer le président de la république élu au suffrage universel selon son bon vouloir, et peut aussi annuler toute loi ou toute décision découlant du vote populaire.

Fondée sur la discrimination et la répression sexuelles, ethniques et religieuses, la théocratie a mis en place tout un système discriminatoire qui distribue des privilèges aux clans du régime et exclue des pans entiers de la société.

Par exemple, ne peuvent être candidats à une élection – municipales, législatives ou présidentielle – que des individus ayant prouvé leur fidélité de cœur et dans la pratique au régime en place. Exit toute opposition. Quant aux femmes, elles sont exclues de la présidentielle.

Pour le CNRI, organisé en parlement en exil avec plus de 500 membres des secteurs les plus divers de la société dont 52% de femmes, « le vote du peuple est le seul critère de légitimité et c’est pour cela que nous voulons une république fondée sur le suffrage universel ». Un point final aux discriminations et aux privilèges, ainsi qu’à la corruption et aux fraudes astronomiques.

Le CNRI, selon les mots de sa Présidente élue Maryam Radjavi, considère la souveraineté nationale comme le droit suprême d’un peuple. C’est la raison pour laquelle cette résistance qui a souffert 120.000 exécutions politiques – hommes, femmes et enfants – n’a pour but non pas de prendre le pouvoir à n’importe quel prix, mais bien de garantir la démocratie à n’importe quel prix.

Pour avancer dans cette voie, elle a dû traverser une multitude d’épreuves et une diabolisation propagée par le régime des mollahs et ses lobbies, propagande qui sévit toujours en visant désormais l’alternative. Ayant réussi à traverser ces épreuves la tête haute, la résistance iranienne a, sous la houlette de sa présidente Maryam Radjavi formé un front international de dignitaires et de personnalités politiques et sociales dans le monde entier, issus de tout l’éventail politique, qui viendront lui apporter leur soutien lors de ce grand rassemblement pour un Iran libre à Villepinte.

Le peuple iranien a soif de liberté et de démocratie, il mérite le soutien de la communauté internationale et l’alternative politique aux mollahs, le CNRI, s’y attelle.