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Iran Manif – Les protestations des enseignants sont une constante sous le gouvernement Rohani en Iran. Elles sont durement réprimés puisqu’un bon millier d’enseignants se trouvent derrière les barreaux. Le mouvement a pris de l’ampleur depuis le 1er mai, date à laquelle les responsables syndicaux emprisonnés ont entamé une grève de la faim, suivi de près en solidarité par les prisonniers politiques.

 

Partout en Iran désormais instituteurs, professeurs de collège et de lycées manifestent pour exiger leur libération.  La présidente de la commission de l’Education nationale au Conseil nationale de la résistance iranienne (CNRI), Soheila Sadegh leur est venu en soutien. Dans une interview sur la chaine satellite d’opposition iranienne Simaye-Azadi le 7 mai, elle s’explique. 

Des centaines de grèves de la faim solidaires

« Cela fait très longtemps que les enseignants manifestent dans tout le pays contre les difficultés qu’ils rencontrent, constate Soheila Sadegh. Mais ce qui a avivé le mouvement la semaine dernière que le régime avait décrété « semaine des enseignants », c’est la grève de la faim de deux enseignants emprisonnés. Le mouvement s’est étendu à tout le pays, de Machad (nord-est) à Marivan et Hamedan (ouest). Des centaines d’enseignants, par solidarité ont annoncé qu’ils entamaient eux aussi des grèves de la faim. 

« Le fait est que le régime des mollahs en Iran reste sourd les enseignants parce qu’ils réclament des droits élémentaires, touchant à leurs salaires, à leurs pensions de retraite, aux conditions d’embauche. C’est un mouvement qui fait du bruit en Iran et que le pouvoir redoute.

« Les enseignants ont montré à travers la poursuite de leur mouvement qu’ils ne plient pas face aux arrestations, emprisonnements et condamnations. Je salue les enseignants emprisonnés et en grève de la faim. »

Un syndicaliste en grève de la soif

Les prisonniers politiques Jaffar Azim Zadeh, secrétaire du syndicat libre des enseignants, et Esmaïl Abdi, secrétaire du Foyer des enseignants sont en grève de la faim depuis 10 jours. Samedi 7 mai, Esmaïl Abdi a été convoqué au tribunal pour une révision de son procès.  Les autorités n’ont pas expliqué la raison de cette convocation.  

D’autres détenus politiques ont fait acte de solidarité avec ces deux syndicalistes. Mahmoud behechti Langaroudi, porte-parole du Foyer des enseignants en est à son 11e jour de grève de la faim et son 6e la soif. Il est dans un état de santé très grave.