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Iran Manif - "Le gouvernement se prend pour Dieu, il a fait du pays un repaire de voleurs" ont scandé hier une dizaine de milliers d'Iraniens à Machad, la 2e mégapole d'Iran.

 Excédés par la misère, ils ont dénoncé la vie chère, une inflation galopante, le chômage qui les prend à la gorge et la répression. « Vous avez fait de l'islam un tremplin pour dépouiller le peuple », criaient les manifestants. » A bas Rohani, à bas la dictature", un cri qui a rythmé la place Chohada où était rassemblée la foule. « Honte aux mollahs, qu'ils dégagent d'Iran », était un autre slogan qui en dit long sur la volonté des Iraniens de se débarrasser de ce régime.

Des policiers rallient la foule

La répression n'a pas tardé. Le gouverneur de Machad, la peur au ventre, a déclaré les manifestations "illégales" et a tout de suite accusé "les opposants et les contre-révolutionnaires". La panoplie était complète : gaz lacrymogène, tirs en l'air, matraquage et une centaine d'arrestations.

Cependant surprise : de nombreux policiers n'ont pas suivi les ordres et ont rallié les manifestants à Nichapour. Autre surprise, qui n'en est pas vraiment une, la foule a renvoyé les grenades lacrymogènes aux forces de sécurité et leur a rendu les coups de bâtons. Des heurts ont éclaté. La jeunesse s'est soulevée ; ça sent le roussi pour les mollahs.

Les SMS ont fonctionné à plein régime. Les gens ont appelé à manifester devant le domicile de l'ayatollah Alam-ol-Hoda, grand criminel devant l'éternel et honni de tous. Ce dernier a fui dans la ville de Soussanguerd. 

Trainée de poudre

La révolte qui s'est emparée de Machad s'est répandue comme une trainée de poudre. Ce que redoutait le régime. En solidarité avec la ville sainte, hier déjà Birjand, Chahroud, Kechmar, Nichapour se sont rebellées. En plus de Machad, aujourd'hui des rassemblements et des manifestations ont été annoncés à Téhéran sur la place Azadi, Khorramabad, Sari, Oroumieh, Gouchan, Kermanchah, Hamedan.

C'est une journée chaude qui s'annonce pour la dictature religieuse, une journée pleine d'espoir pour les Iraniens. "La coupe est pleine et elle déborde", criaient-ils dans les rues de Machad. Espérons qu'elle déborde dans tout le pays, assoiffé de liberté.