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Iran Manif - A l'image du soulèvement national de décembre et janvier derniers qui avait surtout agité l'Iran profond, en province, les mouvements sociaux se poursuivent loin de Téhéran mais font figure de mèches qui courent le long d’une ceinture de révolte, s’étirant du sud-ouest au nord du pays. 

Dans le sud-ouest de l'Iran, les travailleurs de la raffinerie de sucre Haft-Tapeh ont marqué les manifestations de ce 28 mars en scandant « Nous avons faim! ». Sur leur bannière, un rappel que leurs tables sont vides en ces jours de nouvel an iranien, Norouz 1397(arrivé le 21 mars avec le printemps). Les ventres vides veulent la fin de l’injustice en Iran, ils aspirent à un changement de régime comme le disaient si bien leur slogan du soulèvement « A bas Khamenei », le guide suprême des mollahs. 

Ce 28 mars, ils protestent aussi contre une division des terres agricoles entre plusieurs employeurs publics qui va entrainer le chômage de 1200 d'entre eux. Ces travailleurs ont montré jusqu'à présent une résistance à toute épreuve malgré les menaces et les arrestations.

Ce 28 mars toujours, des sinistrés du séisme de novembre au Kurdistan d’Iran, dans le village de Tapani près de Sar-Pol-Zahab se sont rassemblés pour crier leur colère parce qu'ils n'ont pas été relogés et qu'ils sont absolument oubliés des autorités. « Nous n'avons pas d'abri. Nous ne demandons rien d'autre qu'une terre où en construire » disait leur bannière. 

Deux jours plus tôt, le 26 mars, 400 agriculteurs à Ispahan s'étaient rassemblés sur le pont Khajou pour exiger leur droit à l'eau et la réhabilitation de leurs cultures détruites par la sécheresse.

Dans le nord du pays, à Racht, malgré les menaces et les arrestations – toujours le même schéma des mollahs - les employés de l'entreprise textile Iran-Popeline ont mené leur second jour de protestation contre le licenciement de quatre de leurs représentants. « Soit tous, soit personne! » avaient-ils écrit sur leur bannière. Leur résistance a porté ses fruits puisque les autorités ont dû libérer des employés qui avaient été arrêtés.

A Andimeshk dans le sud-ouest à nouveau, les ouvriers de la cimenterie Omran Arya se sont rassemblés pour exiger leurs salaires impayés. Sur ordre des voyous de la direction, les contrats de travail ont tous été réduit de trois à un mois et les salaires de misère ne sont payés que tous les trois mois.