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Par Adam Entous et Ross Colvin

Reuters, 30 décembre - Les Etats-Unis examinent une gamme de sanctions restreintes contre l'Iran plutôt que des pénalités économiques globales, par crainte de nuire indirectement aux opposants au régime, apprend-on de source autorisée et diplomatique.

De plus en plus agacée par la poursuite du programme nucléaire iranien, l'administration Obama a mis au point un "menu" de sanctions qui pourraient être imposées par les Nations unies ou par les Etats-Unis en concertation avec des alliés européens.

Des responsables américains et des diplomates occidentaux ont indiqué que la Maison blanche était de plus en plus réticente à imposer de nouvelles sanctions à des pans entiers de l'économie iranienne, notamment le secteur pétrolier.

De telles mesures restent populaires auprès de nombreux parlementaires américains, mais elle seraient difficiles à imposer au Conseil de sécurité des Nations unies et aux pays européens.

De plus, Washington redoute qu'elle n'aient l'effet pervers de saper le soutien populaire iranien au mouvement d'opposition.

"Il ne s'agit pas de mettre l'économie iranienne à genoux mais de mettre fin au programme d'armement nucléaire", a souligné un diplomate occidental, qui s'exprimait sous anonymat.

Des sanctions qui viseraient à déstabiliser l'économie du pays "ne feraient qu'alimenter la paranoïa iranienne" envers les pays occidentaux, a-t-il ajouté.

MESURES CIBLÉES CONTRE DES INDIVIDUS

L'Iran a rejeté l'échéance fixée au 1er janvier par les puissance occidentales, qui ont proposé un système par lequel Téhéran enrichirait son uranium à l'étranger avant de le récupérer pour alimenter un réacteur de recherche médicale.

Selon un membre du gouvernement américain, Washington n'espère plus de réponse favorable de l'Iran avant le début de l'année.

Il a de plus minimisé la perspective que des démarches en vue de sanctions soient entreprises dès l'expiration du délai.

De tels débats ne commenceraient réellement au Conseil de sécurité qu'à la mi-janvier, et les négociations pourraient prendre des mois, a-t-il précisé.

Des responsables du gouvernement ont fait savoir en privé aux principaux élus du Congrès que la Maison blanche ne soutenait pas pour le moment de lois imposant des restrictions aux importations iraniennes d'essence et autres produits pétroliers raffinés.

De source diplomatique, on estime en outre que Washington sait bien que de lourdes pénalités économiques ont peu de chances de faire consensus au sein du Conseil de sécurité, où la Russie et la Chine s'opposent déjà à des sanctions économiques plus réduites.

En guise de mesures ciblées, la Maison blanche envisage notamment d'étendre les restrictions imposées aux déplacements d'individus ou de membres d'institutions proches du pouvoir, en particulier les gardiens de la révolution, indiquait-on de source autorisée.

Certains Etats européens prônent quant à eux des sanctions ciblées contre le secteur financier et celui des assurances, ont précisé des diplomates.

IRAN 
OCTOBRE 2019

 13 exécutions

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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