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Iran Manif - Les chefs de la diplomatie du Brésil, Celso Amorim, et de l'Allemagne, Guido Westerwelle, ont manifesté mercredi leur profond désaccord sur d'éventuelles sanctions internationales contre l'Iran, soupçonné de vouloir se doter de l'arme atomique.

M. Amorim a réitéré que le Brésil, membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, voulait continuer à négocier avec Téhéran sur son programme nucléaire, suspecté par les Occidentaux de cacher un programme militaire.

"Nous voulons que l'Iran fasse preuve de clarté et de transparence envers la communauté internationale sur son programme nucléaire, mais nous devons tenir compte avant tout de la volonté de l'Iran de négocier", a dit Celso Amorim à la presse à l'issue d'entretiens à Brasilia avec son homologue allemand.

"Il n'y a aucune raison de ne pas négocier avec l'Iran. Il est nécessaire de montrer de la flexibilité", a-t-il ajouté.

M. Westerwelle a souligné que la perception de la menace iranienne était différente en Allemagne, membre du groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité plus l'Allemagne), qui discute avec Téhéran.

"Nous vivons sur différents continents et la distance de l'Iran avec le Brésil et l'Europe est grande", a-t-il dit.
"Nous sommes prêts à négocier. Mais comme nous avons l'impression que notre main tendue n'a rien à saisir (...) nous devons discuter d'autres mesures".

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva avait déjà fait valoir la semaine dernière, avant de recevoir la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, qu'il ne fallait pas "mettre l'Iran le dos au mur".

Le ministre allemand achève au Brésil une tournée sud-américaine qui a une forte tonalité économique. L'Allemagne est le quatrième partenaire commercial du Brésil.

(AFP)