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Les sanctions et une économie en ruine ont conduit des milliers d'Iraniens à s'en prendre à leur gouvernement oppresseur - et cela pourrait suffire à le renverser.

Daily Star - En décembre, les premiers militants sont descendus dans la rue pour demander de l'aide avant que beaucoup ne se retournent contre les dirigeants de la République islamique, à Téhéran.

Mohammad Hanif Jazayeri, rédacteur en chef de Free Iran, une organisation antigouvernementale, a déclaré que les manifestations actuelles remettent directement en cause l'autorité dans le pays.

Et d'ajouter : "Alors que les protestations ont commencé au début à cause de la situation économique désastreuse et de la mauvaise gestion, les slogans sont rapidement devenus politiques.

"Des slogans tels que " laissez la Syrie tranquille, pensez plutôt à nous " sapent la stratégie nationale du régime, tandis que des chants de " A bas le dictateur " défient directement l'autorité du Guide suprême.

"Autrefois inimaginable, aujourd'hui les slogans de "A bas Khamenei", le guie suprême et de "A bas Rohani" le Président, sont devenus la norme dans les manifestations de toute taille."

Mais M. Jazayeri a ajouté que le régime tyrannique de Téhéran a compris qu'il s'agissait d'un défi direct et a réagi en déclenchant une répression massive.

En conséquence, des dizaines de manifestants ont été tués dans la rue ou détenus dans des centres de détention.

Le régime cible également les manifestants - identifiés lors de rassemblements - et les arrête "discrètement" ou dans les jours qui suivent à leurs domiciles.

Selon des groupes dissidents à l'extérieur de l'Iran, au moins 8 000 personnes ont été arrêtées au cours des premières semaines des manifestations, en décembre dernier.

Le régime a aussi grandement renforcé les mesures de sécurité dans les rues de la capitale, mais a de la difficulté à assurer la répression dans les régions plus éloignées, les forces locales demandant souvent l'appui des grands centres urbains.

Après l'éviction du chah d'Iran en 1979, cette nation qui avait l'air d'une nation occidentale est devenue un paria international et a été accusée à plusieurs reprises d'aider les terroristes et d'alimenter les conflits à travers le Moyen Orient.

Avec peu de soutien de la part des principaux acteurs internationaux et une rivalité intense avec l'Arabie saoudite sunnite voisine, la République islamique a continué à réprimer la dissidence tout en continuant à soutenir ses alliés chiites dans la région.

Ces actions mettent encore plus à rude épreuve les relations entre Washington et Téhéran, le premier accusant l'Iran de tenter de mettre au point des armes nucléaires.

Avec Donald Trump au pouvoir, l'accord (nucléaire) a été déchiré et des sanctions ont été réimposées à la nation.

En réponse, des milliers d'Iraniens sont descendus dans la rue pour exiger le renversement du gouvernement.

Alors que les précédentes tentatives de manifestation avaient été des événements isolés, M. Jazayeri a déclaré que la force des récentes protestations est due à une nouvelle organisation au sein de la population.

Et d'ajouter : "La coordination des slogans qui sont scandés par des secteurs totalement différents de la société en est une illustration.

"Par exemple, les sidérurgistes d'Ahvaz, dans le sud-ouest, les épargnants spoliés de Racht, dans le nord, et les infirmières et les marchands de bazars de Téhéran scandent des slogans identiques.

"Ces derniers mois, l'Organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI) a créé des " unités de résistance " dont l'objectif est d'organiser des manifestations anti-gouvernementales.

"Ils ont eu beaucoup de succès jusqu'à présent, notamment grâce au soutien du public pour leur objectif."

Il a ajouté que Mayam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, qui soutient les manifestants, a constitué un programme en dix points pour un Iran démocratique, ce qui est son objectif final.

Elle s'engage en faveur de la démocratie ouverte, de l'abolition de la peine de mort et de la séparation de la religion et de l'État.

Ce plan, présenté en avril 2006, a été approuvé par de nombreuses organisations en Europe et aux États-Unis.