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Iran Manif - Rocambolesque, c’est sans doute l’adjectif qui pourrait le mieux qualifier les réactions qu’ont suscité, la semaine dernière, les questions sur Twitter du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo concernant les souhaits des Iraniens pour l’avenir de l’Iran.

Les claviers et les smartphones ont chauffé, définissant trois camps :  le fils du chah, l’ancien dictateur de l’Iran, le régime des mollahs, l’actuelle dictature en Iran, et la Résistance iranienne, la liberté en devenir.

La cyber-armée des mollahs s’est mobilisée pour alerter contre « l’arrivée des Moudjahidine » du peuple d’Iran, connus sous le nom de l’OMPI ou MEK en anglais. Alerte, alerte…. 

Les pauvres ! Ils ne savent pas que l’OMPI est en Iran depuis plus de 50 ans : cette opposition démocratique a d’abord dit « non » au chah, puis à « Khomeiny ».

Depuis 40 ans, le nom de l’Iran est associé à deux repères : La dictature religieuse et l’OMPI. Si le premier sous l’égide de Khomeiny puis de Khamenei est synonyme de fanatisme, de terrorisme et de guerre, le second sous l’égide de Massoud et Maryam Radjavi est synonyme de défense de la liberté sans compromis, d’islam des lumières et d’égalité des femmes.

Cette place, la Résistance l’a gagnée en payant un lourd tribut de 120.000 victimes des exécutions politiques, les meilleurs enfants du pays. Des sacrifices immenses qui lui ont permis de s’appuyer sur un soutien sans faille de la population et donc de durer malgré son incroyable odyssée.

Ce mouvement est l’héritier historique des grands résistants de l’Iran, depuis le légendaire forgeron Kaveh qui sous la bannière de son tablier a rassemblé le peuple pour abattre le tyran Zahak, jusqu’au grand dirigeant Mossadegh, qui a nationalisé le pétrole en 1953.

L'avenir de l'Iran

A la veille de la chute imminente des mollahs, peu importe qui prendra les rênes du pouvoir, l’OMPI demeurera avec son incroyable capacité d’organisation et de leadership. Riche d’une expérience d’un demi-siècle de lutte sans répit contre l’intégrisme islamiste et la politique de complaisance occidentale avec les mollahs, l’OMPI a su mener une lutte pluridimensionnelle, idéologique, militaire, politique et diplomatique.

Pour les Iraniens, l’OMPI est inscrite à part entière dans l’avenir de l’Iran. Il est bon de rappeler que l’objectif annoncé par le Conseil national de la Résistance iranienne, coalition démocratique dont l’OMPI forme l’axe majeur, est d’organiser des élections libres dans les six mois qui suivront le renversement des mollahs. La restauration de la souveraineté populaire est le cap que se sont fixés ces résistants iraniens, quel qu’en soit le prix.

La traversée de 50 ans de dictature soutenue par une politique inique de complaisance occidentale, sans perdre son indépendance politique et financière, et en restant fidèle à la démocratie et la laïcité, ont fait émerger l’OMPI comme un mouvement d’une résilience à tout crin et d’une étonnante stabilité dans un Moyen-Orient bouillonnant.

A tous ceux qui rêvent de voir les mollahs s’accrocher ou d’un retour chimérique du chah, il serait sans doute bon d’ouvrir les yeux sur la réalité de la scène politique en Iran. Il leur suffit d’écouter ce que demande l’acteur principal, trop longtemps ignoré, qu’est le peuple iranien : un changement radical de régime, l’instauration de la liberté et de la démocratie, la séparation de la religion et de l’Etat et l’égalité des femmes et des hommes.

C’est justement ce que les Iraniens de la diaspora comptent faire comprendre dans une manifestation à Paris le 8 février à 14 h sur la Place Denfert Rochereau. Cinq jours avant la tenue d’une conférence internationale à Varsovie sur les dérives néfastes du régime iranien dans le monde. Les Iraniens à Paris espèrent faire entendre leur désir ardent de liberté et faire reconnaitre leur droit de résister et de renverser cette tyrannie religieuse.