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Euronews – par Lord Alton of Liverpool - Le 15 juin, des milliers d'Iraniens ont défilé dans les rues de Bruxelles pour soutenir les manifestations contre le régime en Iran et l'appel populaire au changement de régime dans ce pays. Et pourtant, ce n'était que la première de plusieurs manifestations qui auront lieu dans diverses parties du monde dans les semaines à venir.

La prochaine aura lieu à Washington le 21 juin, suivie d'autres à Berlin, Stockholm et Londres.

Les Iraniens ont transmis un message clair à l'UE  faisant entendre la demande du peuple iranien gravement opprimé et largement appauvri, qui proteste pour un véritable changement et un renforcement des droits et libertés depuis début 2018. Ils ont déclaré que le peuple iranien méritent pour l'avenir un gouvernement bien meilleur et compétent - une alternative qui est le mieux représentée par le mouvement de résistance pro-démocratie du pays et sa leader, Maryam Radjavi.

Les manifestants ont également rejeté l'ingérence régionale, l'hostilité et le bellicisme du régime iranien. Comme des millions de leurs compatriotes en Iran, ils ont dit clairement qu'ils voulaient que les ressources nationales de l'Iran soient consacrées au bien-être du peuple et non à l'exportation du terrorisme, au soutien du dictateur Bachar Assad en Syrie ou au financement de groupes terroristes comme le Hezbollah au Liban ou les Houthis au Yémen.

Ne vous méprenez pas, ni les militants de Bruxelles ni le peuple iranien ne veulent que l'Europe, les États-Unis ou qui que ce soit d'autre leur apporte la démocratie.

Ils considèrent cette mission comme leur propre devoir et affirment pouvoir y arriver sous la puissante direction de Maryam Radjavi.

Ils attendent seulement de l'UE qu'elle mette fin à sa politique de complaisance parce qu'elle fait pencher le rapport de force à l'intérieur du pays en faveur du régime, ce qui donne à ses forces de sécurité répressives une plus grande marge de manœuvre pour continuer à bafouer la dignité et les droits fondamentaux du peuple iranien. Ils attendent des discussions européennes sur l'avenir de l'Iran qu'elles tiennent compte du soulèvement légitime du peuple iranien, de son désir de changement de régime et de sa quête d'un Iran libre et démocratique.

Le régime de Téhéran n'a pas réussi à engager un dialogue équitable avec son propre peuple au cours des 40 dernières années. Aux demandes légitimes de la population, qui réclamait davantage de droits, il a répondu par l'oppression, la torture, les massacres, les arrestations massives arbitraires et des tueries. Comment l'Union européenne peut-elle attendre d'un tel régime qu'il engage un dialogue cohérent et honnête avec les décideurs politiques étrangers ?

Heureusement, certains États membres de l'UE semblent commencer à se poser la question. Le président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel ont tous deux déclaré que les programmes de missiles balistiques du régime, son ingérence dans la région et ses violations des droits humains étaient totalement inacceptables. Et le ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt a appelé à une réponse ferme aux activités malveillantes du régime, en particulier à la suite des récentes attaques contre des pétroliers dans le Golfe d'Oman. En ce sens, l'UE ne semble pas représenter ses États membres individuellement. Loin de se faire l'écho de leurs déclarations de condamnation, l'organe international maintient une approche douce et appelle simplement toutes les parties à la retenue.

Samedi à Bruxelles, des milliers d'Iraniens et leurs partisans politiques européens ont demandé au Bureau d'action extérieure de l'Union européenne d'expliquer pourquoi il n'a pas condamné Téhéran après que quatre de ses terroristes aient été arrêtés pour avoir planifié un attentat à la bombe contre le grand rassemblement des Iraniens à Paris l'an dernier. L'UE aurait dû adopter une position ferme sur les activités terroristes du régime théocratique après que plusieurs de ses Etats membres, dont la France, la Belgique, l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Autriche et le Danemark, ont été pris pour cible par ses agents ou ont aidé à neutraliser ses complots. En l'absence d'une déclaration forte sur ce point ou sur les attaques de pétroliers, on ne peut pas dire que l'UE protège ni représente ses États membres.

Le message des Iraniens à l'UE et à tous ceux qui tentent de composer avec ce régime impitoyable est le suivant : Réveillez-vous ! Arrêtez la politique de complaisance ! Fermez les ambassades iraniennes ! Expulsez tous leurs terroristes du sol européen ! Comme l'a dit Mme Radjavi dans son message vidéo au rassemblement à Bruxelles, « les pasdaran et le ministère iranien du Renseignement (Vevak) devraient être mis sur les listes noires de toute l'Europe pour indiquer clairement que les activités malfaisantes des mollahs ne seront pas tolérées ».

Aujourd'hui, la quête de liberté du peuple iranien converge avec les intérêts du Royaume-Uni et de l'UE dans la région. Ainsi, au Royaume-Uni et dans l'UE, nous devons nous tenir côte à côte avec le courageux peuple iranien et sa Résistance dans leur lutte pour instaurer la liberté, la démocratie et la justice dans leur patrie et pour se débarrasser de ce régime tyrannique et théocratique.

Il est temps que le Royaume-Uni et l'UE ouvrent les yeux sur ce que les Iraniens veulent pour leur pays avant qu'il ne soit trop tard, car ce sont eux qui vont changer et façonner l'avenir de l'Iran. Ils nous disent clairement qu'ils ne veulent pas du régime théocratique et qu'ils vont s'en débarrasser.

Et si le Royaume-Uni et l'UE abandonnent maintenant le peuple iranien dans sa quête difficile de liberté, comment répondront-ils aux Iraniens lorsque ce régime aura disparu ?

 

IRAN 
NOVEMBRE 2019

 3 exécutions

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions; Octobre: 23 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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