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Iran Manif - Le Sénégal a souhaité, jeudi, "calmer le jeu" avec la Gambie voisine, au sujet des armes envoyées "clandestinement" d'Iran et saisies fin octobre au Nigeria, et dont les documents portaient l'adresse du village natal du président gambien, selon le chef de la diplomatie sénégalaise.

Le gouvernement gambien avait catégoriquement démenti, dans une déclaration diffusée mercredi soir, que ces armes étaient destinées à la Gambie. Il avait accusé le président sénégalais Abdoulaye Wade d'être "aveuglé par sa haine de la Gambie" et d'utiliser cette affaire pour faire campagne contre Banjul.

En réaction, le ministre des sénégalais des Affaires étrangères, Madické Niang, a affirmé jeudi devant la presse: "Le Sénégal ne va pas polémiquer avec la Gambie. Ce que nous recherchons, c'est l'entente et la coexistence pacifique. Nous sommes un même peuple, deux pays".

"Nous avons la maturité qui nous permet de calmer le jeu au moment où certains, de manière injuste ou injustifiée, élèvent le ton", a-t-il ajouté, insistant: "Nous disons à nos frères gambien que ce qui nous unit est beaucoup plus fort que tout ce que certains diront pour nous diviser".

Selon lui, Dakar avait d'abord appris que 13 conteneurs avaient été saisis le 31 octobre au port de Lagos et qu'au lieu de transporter du matériel de construction, ils abritaient "clandestinement" des armes, roquettes et munitions. Selon M. Niang, les documents de la cargaison portaient une "adresse précise gambienne" - "Estate house, Kanilai, Gambie" - soit celle du président gambien Yahya Jammeh dans son village natal.

Les autorités sénégalaises s'étaient "inquiétées", notamment "parce que ces armes pouvaient venir au Sénégal, aux mains de combattants qui ne veulent pas la paix", a-t-il dit, en référence aux rebelles indépendantistes du MFDC (Mouvement des forces démocratiques de Casamance).

M. Niang a assuré avoir parlé de cette affaire avec son homologue gambien, qui lui avait déclaré que le nom de la Gambie avait été "utilisé abusivement".

Ayant interrogé les autorités iraniennes sur "la destination exacte" des armes, Dakar s'est plaint de n'avoir reçu que des "explications très vagues" et a réagi mardi en rappelant son ambassadeur à Téhéran.

"On nous a dit que ce sont des privés iraniens (qui avaient livré ces armes, ndlr), mais cela ne peut pas se faire à l'insu d'un Etat organisé, avec des services de renseignement, une police", a souligné le ministre sénégalais, au moment où l'Iran est accusé d'utiliser des méthodes de plus en plus complexes pour se livrer à la contrebande d'armes à l'étranger.

M. Niang a par ailleurs souligné que le Sénégal avait jugé "inamical" le fait que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad eut limogé son ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki, lundi, alors même que ce dernier se trouvait à Dakar pour évoquer cette "importante" affaire.

"Il faut que nos frères iraniens comprennent que nous voulons continuer la coopération avec l'Iran mais que nous voulons, aussi, que l'on respecte la sécurité ouest-africaine", a déclaré M. Niang.
Dakar attend que l'Iran concrétise plusieurs projets importants au Sénégal, notamment le financement d'une ligne électrique pour 21 milliards de CFA (32 millions d'euros).

(AFP)

IRAN 
OCTOBRE 2019

 14 exécutions

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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