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Iran Manif - Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a déclaré avoir examiné mercredi avec le roi Abdallah des moyens de stopper les actes "déstabilisateurs" dans la région, en accusant l'Iran de chercher à créer des troubles.

Durant sa première visite à Ryad après le retour fin février du roi âgé de 86 ans dans son pays à la suite d'une opération au dos et d'une longue convalescence, M. Gates a eu un tête-à-tête d'une heure et demi avec le souverain, qu'il a qualifié de "très bon, extrêmement cordial et chaleureux".

Son déplacement survient au moment où les deux pays, dont la relation privilégiée est l'un des piliers de la stratégie américaine dans le Golfe, région cruciale pour l'approvisionnement du monde en pétrole, partagent la même méfiance à l'égard de l'Iran et la même inquiétude sur le Yémen.

L'Arabie saoudite et les Etats Unis accusent l'Iran chiite de vouloir déstabiliser la région et d'y comploter contre les monarchies sunnites en utilisant les communautés chiites qui se considèrent comme désavantagées.

"Nous détenons des preuves selon lesquelles les Iraniens tentent d'exploiter la situation à Bahreïn et (...) envisagent de créer des problèmes ailleurs", a déclaré M. Gates à la presse avant de quitter le royaume saoudien.

"Nous avons discuté des moyens de stopper les actions déstabilisantes et les groupes extrémistes qui essayent de tirer profit des troubles dans la région", a-t-il dit. "Les Saoudiens ne s'inquiètent pas pour eux-mêmes. Ils s'inquiètent pour ce qui se passe dans la région, y compris (l'attitude) de l'Iran".

Bahreïn, archipel voisin de l'Arabie saoudite et qui abrite la Ve flotte américaine, a été le théâtre d'affrontements sanglants entre la police et des manifestants en majorité chiites réclamant des réformes de mi-février à mi-mars.

La dynastie sunnite des Al-Khalifa a accusé l'Iran d'inspirer ces troubles et Ryad a dépêché un millier de soldats pour aider Manama à mater la contestation. Le Koweït a aussi accusé l'Iran de conspirer contre sa stabilité.

Lundi, l'Iran a répliqué aux accusations d'ingérence de ses voisins arabes du Golfe en les accusant d'être "sous la pression des Etats-Unis".

Cette visite intervient aussi alors que le Yémen, voisin pauvre et instable du géant pétrolier saoudien, est le théâtre d'une violente contestation contre le président Ali Abdallah Saleh, appelé par son allié américain à faciliter la mise en place d'une transition ordonnée et pacifique du pouvoir.

L'Arabie saoudite a invité l'opposition et le régime yéménites à se retrouver à Ryad pour des tractations visant à mettre en place les mécanismes de cette transition.

Washington et Ryad s'inquiètent surtout que ces troubles au Yémen permettent la résurgence des émules d'Al-Qaïda, que les Etats-Unis considèrent comme la menace la plus grave pour leur sécurité, et que la dynastie des Al-Saoud voit comme son ennemi juré.

Dans ce contexte de tension régionale, M. Gates et le roi ont aussi discuté de la coopération militaire entre Washington et Ryad, qui a signé un contrat d'armements de 60 milliards de dollars l'an passé.

(AFP)

IRAN 
OCTOBRE 2019

 16 exécutions

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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