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Iran Manif- Trois députés de l'opposition koweïtienne ont demandé dimanche à interroger le Premier ministre au Parlement qui aurait, selon eux, porté atteinte à la sécurité nationale en favorisant de bonnes relations avec l'Iran chiite au dépens des monarchies arabes du Golfe.

Les auteurs de la demande d'audition reprochent aussi à cheikh Nasser Mohamed al-Ahmad Al-Sabah de nuire aux autres monarchies de la région en s'abstenant de contribuer à la force du Golfe déployée à la mi-mars à Bahreïn pour mater la contestation pro-démocratie dans ce pays.

Cette nouvelle demande d'audition intervient alors que les rapports sont tendus entre la minorité chiite, qui dit représenter quelque 30% des 1,1 million d'autochtones et qui compte 9 des 50 élus au Parlement, et la majorité sunnite, sur fond de tensions locale et régionale.

Mercredi, des députés sunnites et chiites en étaient venus aux mains au Parlement lorsqu'un parlementaire chiite avait présenté comme "des membres d'Al-Qaïda" deux Koweïtiens détenus dans la prison américaine de Guantanamo.

La demande d'audition a été présentée par deux députés sunnites se réclamant d'un islam radical, Mohamed Hayef et Walid al-Tabtabai, et le parlementaire indépendant Moubarak al-Waalan, des critiques notoires de l'Iran.

Ils ont soutenu que le Premier ministre adoptait une diplomatie plus favorable à l'Iran chiite qu'aux autres membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), auquel appartient le Koweït.

En mars, un tribunal koweïtien avait condamné à mort deux Iraniens et un Koweïtien et deux autres à la perpétuité, reconnus coupables de former une cellule d'espionnage au profit des Gardiens de la révolution, un corps d'élite de l'armée iranienne. Téhéran avait rejeté l'accusation.

Le Koweït est secoué par une série de crises politiques à répétition depuis que cheikh Nasser, un neveu de l'émir, avait été nommé Premier ministre en 2006.

Depuis, cheikh Nasser a présenté sa démission à six reprises et le Parlement a été dissous trois fois.

Mardi, le Parlement avait décidé de reporter d'un an une autre audition du Premier ministre à la suite de l'annonce par le gouvernement qu'il s'en remettait à la Cour constitutionnelle.

AFP)