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Le ministre de la défense iranienne a été forcé de quitter la Bolivie durant un voyage diplomatique après que l’Argentine ait demandé son arrestation en relations avec l’attentat meurtrier de 1994 contre un centre juif à Buenos Aires

Par Robin Yapp, Sao Paulo
 
telegraph.co.uk, 1er juin – Ahmad Vhidi a été invité en Bolivie par le ministère de la Défense et a assisté à une cérémonie militaire dans la ville de Santa Cruz mardi en présence d’Evo Morales, président bolivien.

Il est sur la liste des personnes recherchées par Interpol en raison de l’attentat  à la bombe dans la capitale argentine il y a 17 ans qui a fait 85 morts et 300 blessés, ce qui en fait la pire attaque terroriste du pays.

L’Argentine croit qu’il a organisé cette attaque contre le bâtiment de sept étages de l’Association mutuelle israélite argentine (AMIA) et qu’il a donné le feu vert final à l’attentat.

Alberto Nisman, procureur responsable de l’enquête sur l’attentat, a contacté les bureaux d’Interpol en Bolivie pour demander l’arrestation de Vahidi aussitôt que l’Argentine serait au courant qu’il était en Amérique du Sud.

Mais Vahidi voyageait avec un passeport diplomatique qui lui accordait l’immunité et la Bolivie lui a donc demandé de quitter le pays.
Les groupes juifs d’Argentine ont été outrés de la visite de Vahidi dans un pays voisin. Guillermo Borger, président de l’AMIA estime que c’est une « provocation » et une « moquerie ».

« Le fait qu’un pays ami comme la Bolivie reçoive un ministre accusé d’avoir organisé une attaque qui a fait 85 morts est une moquerie et un affront », dit-il.
A l’époque de l’attaque à la bombe de Buenos Aires, Vahidi était commandant d’une unité spéciale des gardiens de la Révolution d’Iran, connus comme la Force Qods.
L’Iran a nié que ses ressortissants ont été impliqués dans cette attaque mais depuis 2007, Interpol a reçu un « notice rouge » contre Vahidi, informant ses 197 pays membres que l’Argentine cherche à l’arrêter.

Hector Timerman, le ministre argentin des Affaires étrangères, a utilisé le réseau social  Twitter pour poster une lettre qu’il a reçue de David Choquehuanca, son homologue Bolivien, qui s’excusait pour l’incident.

Cette lettre qualifie l’invitation de Vahidi de « grave incident » et  promet que » le gouvernement de Bolivie a pris les dispositions qui s’imposaient pour veiller à ce qu’Ahmad Vahidi quitte immédiatement le territoire bolivien ».

Elle imputait la bavure au ministère bolivien de la Défense qui, disait-elle,  « ne savait rien du fond de l’affaire » et a omis de consulter le reste du gouvernement.
Vahidi aurait quitté la Bolivie, mardi soir, sans se présenter à un deuxième événement auquel il devait assister, mais on ne savait pas s'il était immédiatement rentré en Iran.
 
L'incident cause un sérieux embarras à la Bolivie et M. Morales, qui entretient des liens étroits avec la présidente Cristina Kirchner, d'Argentine.
 
La Bolivie et l'Iran ont établi leurs relations diplomatiques en 2007 et M. Morales et Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, ont depuis effectué plusieurs visites réciproques.
 
La Bolivie a annoncé l'an dernier qu'elle prévoyait de construire une centrale nucléaire avec l'aide de l'Iran et on la soupçonne en Israël et ailleurs de vouloir approvisionner en uranium le programme nucléaire de l'Iran.

IRAN 
OCTOBRE 2019

 16 exécutions

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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