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- Les forces syriennes se sont introduites dans des villages de la frontière nord pour réprimer les soulèvements locaux
- La Ligue Arabe condamne pour la première fois le massacre
- Des rapports selon lesquels des mutins de l'armée et des soldats sunnites ont refusé de tirer sur les civils
- Des chars et des véhicules blindés déployés dans les zones productrices de pétrole dans l'est

Daily Mail (GB), 15 juin - Hillary Clinton a accusé l'Iran d'avoir aidé le régime syrien dans ses actes de répression continus et sanglants à l'encontre des manifestants pro-démocratie.

Les déclarations de la Secrétaire d'État américaine interviennent alors que les forces du gouvernement syrien se sont introduites dans les villes de la frontière nord pour tenter d'étouffer tous les soulèvements locaux spontanés contre le Président du régime critiqué, Bashar al-Assad.

Des milliers de Syriens ont désormais fui vers la frontière avec la Turquie pour tenter d'échapper à la violence.

De nombreux réfugiés ont indiqué que les forces iraniennes avaient participé à l'assaut de la semaine passée autour de la ville clé de Jisr al-Choughour.

Dans un communiqué, Mme Clinton a déclaré: « L'Iran soutient les attaques brutales du régime d'Assad contre les manifestants pacifiques ainsi que ses actions militaires contre ses propres villes.

« Il y a deux ans cette semaine, les Iraniens se sont rendus aux urnes dans l'espoir d'exprimer leurs droits démocratiques.

« Lorsque le peuple a cherché à atteindre ses aspirations, le gouvernement a répondu par une répression brutale. Deux ans plus tard, cette répression se poursuit ».

Téhéran a vivement nié toute implication en Syrie et a accusé les États-Unis ainsi qu'Israël de soutenir des actes « terroristes ».

La Ligue Arabe a, pour la première fois, condamné publiquement la violence affirmant que les États arabes sont « furieux » contre à la crise actuelle.

Washington et ses alliés n'ont montré que peu d'enthousiasme, cependant, pour intervenir une fois encore dans une nation arabe en proie aux troubles, comme l'a fait l'OTAN en Libye. Il y a une réelle inquiétude que le renversement d'Assad propage le chaos partout dans la région.

Les actes de répression des forces du gouvernement syrien semblent conçus afin d'empêcher l'opposition d'établir une base, comme cela s'est produit en Libye, où les rebelles tentant de renverser Mouammar Kadhafi ont pris le contrôle de Benghazi.

Le gouvernement syrien demande aux milliers de réfugiés de retourner à Jisr al- Choughour affirmant que la zone est désormais sûre.

Le ministre des Renseignements Adnan Mahmoud a déclaré que la sécurité, l'électricité, l'eau et les moyens de communications étaient désormais rétablis dans la ville.

Environ 8 500 Syriens ont cherché refuge dans des camps au sein de la Turquie voisine suite à un acte de répression militaire qui visait, selon les autorités à étouffer des « terroristes armés » dans la région.

M. Mahmoud a déclaré après un conseil des ministres hier soir que le gouvernement a chargé la Société syrienne du Croissant Rouge d'agir en coordination avec les autorités turques pour garantir le retour des réfugiés.

Mohammad Hesnawi, 26 ans, qui a fui Jisr al-Choughour, a déclaré: « Ils ont endommagé des maisons et des immeubles, ils ont même tué des animaux et incendié des arbres et des terres agricoles ».

Des milliers de Syriens ont fui la ville historique de Maarat al-Numaan afin d'échapper aux forces et aux chars qui s'enfoncent dans le nord du pays dans une campagne militaire de plus en plus vaste visant à étouffer les protestations contre le Président Bashar al-Assad.

Dans l'est tribal, où 380 000 barils de pétrole syriens sont produits chaque jour, des chars et des véhicules blindés ont été déployés dans la ville de Deir al-Zor et autour d'Albu Kamal sur la frontière avec l'Irak, une semaine après que des dizaines de milliers de personnes soient descendus dans la rue exigeant que la règle autocratique d'Assad prenne fin.

« Un flot de voitures continue quitte Maarat al-Numaan et parti dans toutes les directions », a déclaré un témoin par téléphone. « Les personnes y chargent tout ce qu’elles peuvent, accrochant des couvertures, des matelas sur les toits ».

Des habitants ont déclaré que les forces syriennes se sont introduites dans cette ville de 100.000 habitants, traversée par la principale autoroute nord-sud reliant Damas à la deuxième ville du pays Alep, après avoir arrêté des centaines de personnes dans des villages proches de Jisr al- Choughour, près de la frontière avec la Turquie.

Des militants pro-démocratie déclarent que les troupes du gouvernement ont encerclé al-Boukamal, le long de la frontière irakienne, une zone qui était une route de contrebande majeure pour les insurgés et les armes en Irak dans les années 2000.

Les responsables syriens avaient exprimé leur inquiétude concernant une inversion de la circulation des armes en Syrie et en mars les forces de sécurité ont saisi une grande quantité d'armes cachées dans un camion en provenance d'Irak.

Il y a également eu de nouveaux rapports de mutineries parmi les soldats du gouvernement.

Les militants déclarent que plus de 1 400 Syriens sont décédés et qu'environ 10 000 ont été placé en détention depuis le début des soulèvements populaires à la mi-mars, inspirés par les révolutions en Tunisie et en Égypte.

Ils affirment que la récente offensive prouve qu'Assad a effectivement abandonné tout semblant de réformes pour tenter de réprimer la menace envers la dynastie de sa famille au pouvoir depuis 40 ans.

Assad avait initialement répondu aux protestations avec de vagues promesses de réformes.

Les actes de répression de plus en plus meurtriers semblent avoir attisé le mouvement avec des milliers de manifestants à travers le pays jurant désormais de continuer à lutter jusqu'à ce qu'Assad quitte le pouvoir.

L'UNICEF affirme qu'au moins 30 enfants ont été abattus dans la révolte.

De nombreux Syriens ont estimé qu'Assad est un réformateur mais qu'il est entravé par les membres de l'ancienne garde de son feu père – en particulier les membres privilégiés de la secte minoritaire alaouite d'Assad.

Une ramification de l'islam chiite, les alaouites représentent environ 11 pour cent de la population syrienne, qui est majoritairement musulmane sunnite. La domination de longue date de la secte a engendré des ressentiments, qu'Assad a essayé de tasser en promouvant une identité strictement laïque en Syrie.

Assad compte de plus en plus sur sa base de pouvoir alaouite pour étouffer la résistance. Il y a eu des rapports selon lesquels des conscrits de l'armée sunnite ont refusé de tirer sur les civils.

Les derniers mouvements militaires d'Assad dans le nord et l'est sont menés par ses forces les plus dignes de confiance – en majorité alaouites.

Le président a du jongler avec de nombreux facteurs dans le paysage politique syrien: ses populations minoritaires assez importantes; une population majoritairement sunnite attirée en partie vers l'intégrisme musulman; une armée influente ainsi que des alliances avec des forces chiite extérieures telles que l'Iran et le Hezbollah du Liban.

Les actes de répression du gouvernement ont suscité une vive condamnation internationale et des sanctions sur des personnalités syriennes notamment Assad, un ophtalmologiste à la voix douce, formé en Grande-Bretagne qui avait déclaré que son pays était à l'abri des troubles balayant le monde arabe puisqu'il était en accord avec les besoins de son peuple.

Environ 2 000 médecins, pharmaciens, avocats et ingénieurs auraient manifesté dans la ville centrale d'Hama appelant à la chute du régime – un changement important au sein d'un mouvement qui apparaît jusqu'à présent dominé par les jeunes, les pauvres et les personnes privées du droit de vote.

Jusqu'à présent l'opposition devait encore faire sortir les classes moyennes et moyennes supérieures à Damas et Alep, les deux villes clés de la Syrie. Les classes riches ont été partisanes d'Assad, préférant un régime maladroit à l'instabilité (…)


http://www.dailymail.co.uk/news/article-2003746/Syria-protests-Hillary-Clinton-accuses-Iran-assisting-bloody-crackdown.html?ito=feeds-newsxml

IRAN 
OCTOBRE 2019

 16 exécutions

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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