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Par Ryan Mauro

Frontpage Magazine, 16 juin -  Un procès a été intenté accusant l'Iran et le Hezbollah de « soutien direct et de parrainage de l'acte de terrorisme le plus meurtrier dans l'histoire américaine ». S'appuyant sur les connaissances de deux transfuges des Renseignements iraniens, trois membres de la Commission du 11 septembre et divers experts, huit cabinets d'avocats portent des accusations sur le régime iranien dans les attaques du 11 septembre. En cas de succès, le procès classera la notion selon laquelle on peut vivre avec un Iran nucléaire.

Les premiers indices d'une possible implication iranienne dans les attaques du 11 septembre étaient dans le rapport de la Commission du 11 septembre publié en 2004. Le rapport avait révélé que 8 des 10 pirates de l'air s'étaient rendus en Iran entre octobre 2000 et février 2001. Les garde-frontières étaient apparemment censés ne pas tamponner leur passeport. En octobre 2000, un haut membre du Hezbollah s'était rendu en Arabie Saoudite afin de préparer l'arrivée des hôtes en Iran. Le procès déclare qu'il s'agissait d'Imad Mughniyah, un agent important de l'Iran et commandant des opérations du Hezbollah. Dans le même mois, deux des futurs pirates de l'air (Mohand al-Shehri et Hamza al-Ghamdi) avaient pris l'avion d'Iran au Koweït.

Le mois d'après, un autre des futurs pirates de l'air (Ahmad al-Ghamdi) s’était rendu à Beyrouth dans le même avion que Mughniyah. Salem al-Hazmi avait également pris l'avion d'Arabie Saoudite vers Beyrouth, séparément. En milieu du mois, encore trois des pirates de l'air (Ahmed al-Nami, Waleed al-Shehri et Wail al-Shehri) prenaient ensemble le même vol d'Arabie Saoudite à Beyrouth, puis allaient en Iran sur le même vol, en tant qu'associés de Mughniyah.

Selon la Commission du 11 septembre, les agents supérieurs du Hezbollah à Beyrouth et en Iran attendaient des hôtes important à cette époque. Le rapport déclarait qu'il « ne pouvait écarter la possibilité d'une remarquable coïncidence ».

Deux autres pirates de l'air (Satam al-Suqami et Majed Moqed) s'envolaient du Bahreïn vers l'Iran dans le même mois. Le rapport révélait également que Khalid al-Mindhar, encore un autre pirate de l'air, s'envolait de Syrie en Iran en février 2011. Le spécialiste de l'Iran Kenneth Timmerman révélait dans son livre, Compte à rebours vers la crise, que Ramzi Binalshibh, une figure centrale du complot du 11 septembre, s'arrêtait de manière répétitive en Iran sur son chemin vers l'Afghanistan pour informer la direction d'Al-Qaeda sur l'évolution du complot du 11 septembre. Après que Mohammed Atta ait donné la date de l'opération à Binalshibh, celui-ci a pris la même route et à peu prés au même moment qu'Ayman al-Zawahiri se rendait en Iran. « Il est difficile de croire que la présence en Iran d'un important planificateur du 11 septembre et du bras droit de Ben Laden juste deux mois avant l'attaque du 11 septembre relevait d'une coïncidence », écrit Timmerman.

« La participation de Mughniyah aux préparatifs des pirates de l'air pour les attaques du 11 septembre ne laisse aucun doute quant au fait que l'Iran était directement impliqué et avait connaissance d'une attaque terroriste planifiée contre les États-Unis », dit Thomas E. Mellon de Mellon Webster & Shelly, l'avocat en chef dans cette affaire.

Toutefois, la Commission du 11 septembre minimise la possibilité que les attaques aient été liées à l'Iran. Elle a déclaré qu'elle « n'avait aucune preuve que l'Iran ou le Hezbollah étaient au courant de la planification de ce qui est devenu par la suite l'attaque du 11 septembre » mais que la question « méritait davantage d'investigation ». Timmerman écrit que la Commission n'avait été avertie des preuves qu'une semaine avant la publication du rapport et qu'un vaste faisceau de preuves n'avait pas été pris en compte.

Un ancien agent des Renseignements iraniens du nom d'Abdolghassem Mesbahi, qui a aidé à révéler la complicité iranienne dans le bombardement de 1994 en Argentine, s'est enfui d'Iran en 1996, avec la connaissance de source directe d'un plan dressé par le régime pour avoir des mandataires qui fassent entrer en collision des avions piratés avec le World Trade Center, le Pentagone et d'autres cibles. Ce plan avait été originellement créé pour venger un Airbus iranien abattu en vol en 1988. Il avait appris que le régime avait acheté un simulateur de vol pour les Boeing 757s, 767s et 777s, 18 mois environ avant le 11 septembre pour une base militaire à Téhéran, alors que l'Iran ne possède pas de tels avions. Une de ses sources en Iran l'avait appelé brièvement avant le 11 septembre pour lui dire « Satan est en feu », indiquant que le plan avait reçu le feu vert.

Un second déserteur, du nom de Hamid Reza Zakeri, témoigne également de l'implication iranienne. Il affirme qu'il était coordinateur en sécurité pour une agence de renseignements secrets sous le contrôle du guide suprême Khamenei. Une part de ses fonctions était d'assurer la sécurité des rencontres de haut niveau, dont une visite de quatre jours d'Ayman al-Zawahiri et de 29 autres membres d'Al Qaeda en janvier 2001. Des agents iraniens haut placés ainsi qu'Imad Mughniyah y avaient pris part, dit-il. Un autre déserteur des Gardiens de la Révolution a également parlé de cette rencontre à Timmerman.

Le 4 mai, une autre rencontre avait lieu, dont faisaient partie Saad Ben Laden et Khamenei. Zakeri affirme qu'il était le chauffeur de Saad. Zakeri a justifié son récit en montrant un document top-secret portant le sceau de l'Organisation des renseignements du guide suprême rédigé le 14 mai. Le document faisait référence au « futur plan d'Al Qaeda » et évoquait une attaque contre les États-Unis. Il affirmait que « nous devrions être très prudents, et très intelligents, afin de ne laisser aucune preuve derrière nous qui peut avoir un impact négatif pour nous dans le futur ». Il concluait avec : « Le guide a suggéré que nous limitions nos relations avec Al Qaeda à seulement deux personnes, comme avant (Imad Mughniyah et Ayman Zawahiri), que nous n'allions pas au-delà d'eux et que nous traitions uniquement avec eux ».

Zakeri possède également un mémo daté du 3 juin de son patron disant « S'il va y avoir une attaque contre le gouvernement américain, nous devons nous assurer de pouvoir nous défendre contre des représailles américaines ». Le document stipulait que l'attaque était programmée pour le 1er septembre. Zakeri affirme que vers cette époque, il s'était rendu au « mur de la cible » dans les quartiers généraux du ministère des renseignements et de la sécurité où des photos d'opposants étaient affichées avant qu'ils ne soient tués. Il y a vu une affiche de 1,50 m du World Trade Center, une maquette de la Maison Blanche, une maquette de plus de 2 m du Pentagone ainsi que des photos du Camp David et des quartiers généraux de la CIA. Un missile pointé vers le Pentagone pendait au-dessus avec « Mort à l'Amérique » écrit dessus en arabe.

Le 26 juillet, Zakeri pénétrait dans l'ambassade américaine en Azerbaïdjan pour mettre en garde les États-Unis contre une attaque prévue le 11 septembre. Selon le récit relaté dans le livre de Timmerman, Zakeri avait été repoussé par la CIA. Timmerman affirme que Zakeri avait fourni d'importants détails qui se vérifiaient à chaque fois et que « peu importait que je commence par le début ou lui demande de clarifier un détail obscur qu'il avait mentionné, son récit ne variait jamais au cours des nombreuses fois qu'il l'avait dit ». il avait également vu son passeport diplomatique et les originaux des dossiers que Zakeri avait pris avec lui en s'enfuyant.

Si l'Iran était impliqué dans les attaques du 11 septembre, alors nos pires craintes concernant les intentions du régime iranien sont justifiées.


http://frontpagemag.com/2011/06/16/was-iran-behind-911/