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Huffington Post - 11/04/2012 - Suite à la Conférence sur la Syrie qui s’est tenue à  Istanbul le 1er avril dernier, le Secrétaire d’Etat Américain Clinton s’est exprimé:
"En ce qui concerne le rôle que l’Iran joue en Syrie,  il est extrêmement troublant. Et je pense qu’il est important de souligner que lorsque j’ai traversé la région – il y a 3 points qui préoccupent les pays concernés à propos de l’Iran. Le premier, c’est sa quête d’armes nucléaires: ce serait très déstabilisant pour les pays alentours, qui, se sentant intimidés et menacés, pourraient réagir par n’importe quel moyen. Le second point, c’est l’intrusion de l’Iran dans la politique intérieure de ses voisins ; le rôle qu’elle semble jouer en Syrie illustre parfaitement ceci. Enfin, le troisième point est l’export du terrorisme. Au cours des 6 - 8 derniers mois, nous avons eu droit  à des complots iraniens semant le trouble de la Thaïlande à l’Inde, la Géorgie ou Mexico et dans d’autres endroits encore. Nous parlons ici d’un pays, pas d’un groupe terroriste....Les citoyens méritent mieux que de vivre sous un gouvernement qui exporte le terrorisme."
Bien dit. Comme si un changement de régime devait être la seule solution.

Mais quand Rudy Giuliani, ancien maire de New York, fut le dernier politicien américain à soutenir le renversement du régime de Téhéran, il ne pensait pas à une invasion, mais à une révolution intérieure.
Les partis de l’opposition en Iran sont sauvagement opprimés, à tel point que la résistance la plus organisée du pays a été exilée pendant plus de trente ans.
L’OMPI (Organisation des Moudjahidine du Peuple d'Iran, connue aussi sous le nom de MEK), pense qu’elle peut remplacer l’actuel régime religieux non-élu au suffrage universel par une démocratie. Leur programme est en faveur d’une Iran non-nucléaire, offrant des droits égaux entre hommes et femmes et une liberté de la presse. Mais la principale organisation d’opposition au régime des Mollahs est freinée dans la réalisation de ces rêves de liberté – parce que l’Iran et les USA la maintiennent sur la liste noire des Organisations Terroristes. 
Un puissant mouvement s’est développé en faveur du retrait de l’OMPI de la liste noire. Ce mouvement, qui a eu beaucoup de succès en Europe, est également soutenu par les plus hautes sphères diplomatiques américaines. Alors que le Président Obama se démène pour trouver une solution à la menace croissante de l’Iran concernant son armement nucléaire, il devrait se rendre compte que l’arme la plus puissante que les USA peuvent à présent déployer n’a rien à voir avec des sanctions diplomatiques ou des missiles de guerres. C’est le retrait de l’OMPI de la liste des organisations terroristes, ce qui lui permettrait de renverser le régime en place et de trouver sa propre voie vers une Iran démocratique. Une action aussi simple que celle-ci enverrait un message fort à un régime qui a longtemps cherché à exterminer les membres de l’OMPI. Et maintenant le sujet soulève même des controverses aux Etats Unis.
De hautes personnalités telles que Giuliani, assez courageuses pour défendre et soutenir un groupe d’activistes opposants catalogués à tort de terroristes, ont vu leurs motivations être remises en cause.  Des idées ont commencé à circuler, comme quoi d’éminents diplomates tels que Louis Freeh ou Tom Ridge s’expriment en faveur de l’opposition uniquement parce qu’ils ont été payés par l’OMPI, et que leur seul réel intérêt n’est autre que d’entamer une guerre.
De telles affirmations à sensation sont non seulement une insulte envers certaines des plus hautes personnalités américaines du monde politique, militaire et de la justice des quatre dernières administrations – comme quoi leur allégence peut d’une certaine manière être achetée – mais c’est aussi une déformation délibérée de la vérité. Ce que Giuliani et d’autres dignitaires américains expriment lorsqu’ils appellent à un changement de régime n’est pas la guerre. C’est au renforcement du mouvement en faveur du changement.
L’OMPI est une organisation qui incarne l’esprit du Printemps Arabe. En retirant l’étiquette de l’interdiction, qualifiée de “pervers” par la Court Suprême Britannique,  une nouvelle dynamique politique peut voir le jour. Pourquoi suis-je tellement sûr que vous pouvez croire en l’affirmation que l’OMPI n’est pas une organisation terroriste – ou une secte comme d’autres l’ont prétendu ?  Il suffit de regarder l’histoire.
Freeh a admis que l’OMPI avait été enregistrée sur la liste des organisations terroristes en 1997 par le Département d’Etat Américain, dans le seul but “d’apaiser” l’Iran et de se faire bien voir, suite à un échec dans les discussions entre les 2 pays.  Freeh doit savoir – il était directeur du  FBI à cette époque.
Il a été également dit que le Président de l’époque, Mohammad Khatami, était un allié modéré et digne de confiance, et que par conséquent l’Occident a cru aux calomnies des fonctionnaires de Téhéran comme quoi l’OMPI était une organisation terroriste. 
Nombre de ces mêmes mensonges refont surface aujourd’hui.
Par chance ils avaient été réfutés en 2003, au moment où les forces de la coalition avaient finalement rencontré les dissidents au Camp d’Ashraf, juste après l’invasion de l’Irak. Chacun des 3,400 réfugiés avaient alors fait l’objet d’une enquête et subit un interrogatoire par un spécialiste de la force opérationnelle. Pas un brin de preuve n’avait été trouvé quant à leurs soi-disant liens avec des organisations terroristes ou avec toutes autres organisations criminelles. Le Brigadier Général David Phillips, ainsi que plusieurs autres commandants militaires américains responsables de la protection du Camp d’Ashraf, avaient ensuite soutenu la campagne de retrait de l’OMPI de la liste noire des organisations terroristes.  Plusieurs ont été surpris que de si grands leaders se soient exprimés en faveur de l’OMPI -  et ont cherché à trouver les raisons cachées de leur implication dans cette campagne de soutien. 
Mais l’idée même de penser que tant d’éminentes personnalités  américaines du monde politique, militaire ou de la justice soient impliquées dans une sorte de conspiration est grotesque. C’est également irréfléchi et en contradiction flagrante avec ce qui a été découvert à Ashraf il y a près de 10 ans. Plus important encore, c’est entrer dans le jeu du régime Iranien.
Regardez Outre-Atlantique, vous verrez que le Royaume-Uni a retiré l’OMPI de sa liste noire en 2008, et que l’année suivante, le Conseil de l’Union Européenne l’a également retiré de la liste des organisations terroristes. 
Les seules personnes à tirer avantage du statut actuel de l’OMPI comme étant une organisation terroriste inscrite sur la liste noire américaine sont les Mollahs d’Iran. 
Le degré de condamnation et la brutalité avec laquelle les membres de l’OMPI ont été traités ces trente dernières années est la preuve qu’ils sont considérés comme représentant une sérieuse menace face au régime tyrannique des Mollahs.
Il est temps de briser ces chaînes et d’offrir l’opportunité à un nouveau paysage politique de voir le jour, par le biais d’un changement de régime dans le pays et non par une guerre. Les jeunes hommes et femmes courageux des forces de coalition, qui ont bravement sacrifié leur vie au nom de la liberté, méritent certainement cela.

Brian Binley - Membre Conservateur du Parlement pour Northampton South 
http://www.huffingtonpost.co.uk/brian-binley/end-the-export-of-iranian-terrorism_b_1411363.html

 

IRAN 
DECEMBRE 2019

 29 exécutions

Soulèvement national

1500 manifestants tués

4000 blessés

12.000 arrestations

dans 191 villes insurgées

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions; Octobre: 23 exécutions; Novembre: 15 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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