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Huffington Post - Publié le: 21/04/2012 00:51 - Selon les dernières nouvelles annonçant que le gouvernement Syrien a repris ses attaques contre la ville de Homs – presque un mois après la ratification par le Conseil de Sécurité de l’ONU du plan de paix pour la Syrie proposé par l’ancien Secrétaire Général Kofi Annan – on pourrait qualifier le « cessez-le-feu » Syrien d’inefficace. En réalité, il n’y a jamais eu de réel "cessez-le-feu", et il semble à présent qu’il s’agissait plus d’un stratagème de  Bashar Assad pour gagner du temps et continuer ses attaques meurtrières contre des protestants sans défense.

Jeudi 19 Avril dernier, quand la Secrétaire d’Etat Américaine Hillary Clinton est arrivée à Paris avec l’intention de  maintenir la pression envers le régime Syrien, c’est comme si le Monde était revenu à la case départ. 
Des sources diplomatiques ont révélé que cette réunion de jeudi – à laquelle participaient d’autres membres amis du groupe Syrien dont les Ministres des Affaires Etrangères du Qatar et de la Turquie – devait envoyer un " message ferme" ajoutant que le plan de paix à 6 points de Kofi Annan était le "dernier espoir" pour éviter  une guerre civile.

Alors que des rapports révèlent que les sanctions internationales visant la Syrie ont réduit de moitié les réserves financières du pays - alors même que Damas essaie par tous les moyens de les dérober- on peut se demander comment Assad a pu rester au pouvoir.

La Russie et la Chine ont exprimé leur support politique en faveur d’un status quo. Mais pour connaître la vérité, il n’y a pas besoin de chercher plus loin que Téhéran. Le soutien incessant en matière de renseignements et de sécurité en plus du support financier et militaire destiné au gouvernement Assad montrent que le régime Iranien est l’un des principaux alliés de la Syrie dans la région.
Le Chef Suprême Iranien, Ali Khamenei, a lui-même surveillé l’évolution de la situation en Syrie, et le Général Qassem Soleimani, commandant de la troupe d’élite des Gardiens de la Révolution Islamique, a visité régulièrement Damas.

La dure réalité est qu’une partie de la solution consiste à faire pression sur Téhéran en se basant sur le fait que la Syrie s’avère avoir été un allié régional capital qui a assuré la défense de l’Iran au cours de ces 30 dernières années. 
Dans ce contexte et en reconnaissant le fait que les politiques sont toujours régionales, Téhéran ne comprends pas de langage plus clair que celui émanant d’un ennemi à l’intérieur même du pays. 

Et alors que le Printemps Arabe déferle sur la région, Téhéran est confronté à un isolement national grandissant, à des sanctions internationales, à une solitude d’envergure internationale et à une lutte fratricide pour le pouvoir au plus haut niveau. Les Mollahs de Téhéran  ressentent de plus en plus la nécessité de détruire leurs principaux opposants. Et le principal mouvement de la résistance Iranienne, l'Organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI) ainsi que leurs 3,300 sympathisants des camps d’Ashraf et de Liberty en Irak figurent en tête de leur liste.

Le plan de convoitise de Téhéran envers ses opposants a été particulièrement virulent depuis l’année dernière. Le 8 avril 2011, sur ordre des Mollahs, les forces armées irakiennes ont pris d’assaut le camp d’Achraf, la résidence irakienne des membres civils de l’OMPI depuis 25 ans. A l’issue de cette attaque, 36 résidents dont 8 femmes ont été abattus à bout portant ou massacrés jusqu’à la mort par les forces armées irakiennes. On a également dénombré des centaines de blessés.

Suite à cela, afin d’échapper aux sanctions internationales, le gouvernement Irakien a fait vœux de fermer le Camp d’Achraf au plus tard à la fin de l’année 2011.  La menace d’un autre épouvantable massacre a surgi, et ce n’est que grâce à une campagne internationale massive que la date butoir de la fermeture du camp a été repoussée. Depuis 9 ans, plusieurs dizaines d’éminentes personnalités américaines issues des divers clivages politiques ont participé activement à la campagne de soutien en faveur des résidents d’Achraf.  Ils ont agi ainsi parce que tous les résidents d’Ashraf ont signé un accord avec le gouvernement américain : en échange de leur désarmement volontaire en 2003, le gouvernement américain s’est engagé à assurer leur protection jusqu’à ce qu’une solution durable soit trouvée concernant leur sécurité future.

Ensuite, le 25 décembre 2011, un protocole d’accord a été signé entre l’ONU et le gouvernement Irakien, et suite aux promesses conjointes de la Secrétaire Clinton et de l’ONU garantissant la sécurité et le bien-être de chacun des résidents d’Ashraf , la porte-parole des résistants Iraniens, Mme Maryam Rajavi, a accepté que plusieurs des résidents déménagent au nouveau Camp Liberty, une ancienne base militaire américaine de Baghdad, où ils seraient interrogés par le HCR (Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés), cet interrogatoire étant une étape obligatoire avant leur transfert vers des pays tiers. 

Malheureusement les Irakiens ont à nouveau trompé leur monde, transformant le  Camp Liberty en une quasi prison offrant des conditions de vie déplorables et ne répondant pas aux normes humanitaires les plus basiques.
Quatre groupes de dissidents -soit 1,600 personnes – ont accepté de déménager vers leur nouvelle résidence malgré tous ces manquements. Ils se sont montrés très conciliants, très courageux, en renonçant à bon nombre de leurs droits fondamentaux et en acceptant d’emménager dans un camp  offrant un minimum d’installations.

Ils se sont sacrifiés, et il est temps à présent que l’ONU et la communauté internationale toute entière, et tout particulièrement les USA, jouent leur rôle et honorent enfin leur promesse.
Les dissidents doivent pouvoir vivre sous la protection des droits de l’homme et profiter pleinement de leurs droits de propriété, dont leurs maisons et leurs autres biens. L’Irak doit reconnaitre le statut de demandeurs d’asile des résidents des Camps d’Ashraf et Liberty, et respecter leurs droits en vertu de la loi internationale. 

L’ONU doit également  reconnaitre le statut du Camp Liberty comme étant un camp de réfugiés qui serait un point de départ pour les membres de l’OMPI.  Au lieu de cela, il est considéré comme un «  lieu temporaire de transition », privant du même coup les résidents d’un bon nombre de leurs besoins humanitaires fondamentaux. 

Soutenir les dissidents iraniens n’est plus seulement une question d’humanitaire pour l’Occident. Cela devrait également être perçu comme faisant partie intégrante de la stratégie d’aide à l’opposition démocratique,  à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran, pour renverser le régime tyrannique de Téhéran. Resserrer l’étau autour du cou des Mollahs aurait également un effet direct sur le Syrie et diminuerait la capacité d’Assad à terroriser le peuple de ce pays malchanceux.

Trouver une solution à la situation syrienne sans tenir compte du rôle destructeur joué par Téhéran serait comme essayer de terminer un puzzle sans avoir les pièces requises ;  d’abord frustrant mais finalement impossible.

http://www.huffingtonpost.co.uk/brian-binley/syria-choke-off-tehrans-support_b_1442081.html

IRAN 
DECEMBRE 2019

 29 exécutions

Soulèvement national

1500 manifestants tués

4000 blessés

12.000 arrestations

dans 191 villes insurgées

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions; Octobre: 23 exécutions; Novembre: 15 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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