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Des commandants et des centaines de soldats d'élite déployés à Damas, comme un approfondissement du conflit inquiètent les alliés capitaux, déclarent des membres

Wall Street Journal, 27 aout - L'Iran envoie des commandants issus de son corps d’élite des Gardiens de la Révolution et des centaines de soldats à pied vers la Syrie, d’après des membres actuels et anciens du corps.

Le corps qui se déplace vient s'ajouter à ce que ces personnes considèrent comme des efforts intensifiés de Téhéran pour aider l'armée du Président syrien Bachar al-Assad avec de l'argent et des armes. Cela indiquerait que les capitales régionales sont en train d’être entraînées  plus profondément dans le conflit syrien  et renforcent une perception croissante parmi les opposants de M. Assad que le régime militaire est de plus en plus tendu.

Un commandant du corps de la Garde révolutionnaire iranienne, ou IRGC, semblait offrir une première franche reconnaissance de l’Iran concernant son engagement militaire en Syrie.

«Aujourd'hui, nous sommes impliqués dans le combat dans chaque aspect d'une guerre, une guerre militaire en Syrie et une guerre culturelle aussi » a dit, lundi, le Général Abnoush Salar, commandant de l’unité Saheb al-Amr de l’IRGC, dans un discours aux stagiaires volontaires. Les commentaires, rapportés par l'agence de presse Daneshjoo, qui est dirigée par les étudiants alignés du régime, n'ont pas pu être vérifiés de façon indépendante. De hauts responsables iraniens avaient précédemment déclaré que le pays n'était pas impliqué dans le conflit.

L'Iran a longtemps formé des membres de l'appareil sécuritaire syrien en matière de cybersécurité et d'espionnage de dissidents, ont déclaré des responsables américains et des membres de l'opposition syrienne. La décision d'envoyer des effectifs iraniens arrive après des attaques de rebelles qui ont eu lieu cet été dans les plus grandes villes de la Syrie, Damas et Alep, en particulier l'explosion de juillet qui a tué quatre membres du cercle des intimes de M. Assad, selon l’entourage de l’IRGC.

Le régime syrien compte de plus en plus sur un noyau de fidèles pour conduire des opérations, disent des membres de l'opposition syrienne et des combattants rebelles. Ces dernières semaines, l'armée de M. Assad a été amputée par des défections, une perte de territoires dans les régions kurdes, aussi bien que près de la frontière turque, ont dit ces personnes. Lundi, un hélicoptère de l'armée syrienne s'est écrasé dans une boule de feu à Damas, selon l'Associated Press, citant des militants et des séquences vidéo.

La Syrie sous les projecteurs

Le soulèvement en Syrie a placé l'Iran dans une fâcheuse situation de politique étrangère. Alors que le printemps arabe s'est dévoilé dans des pays comme la Libye, l'Egypte et le Bahreïn, la République islamique a lancé sa propre révolution comme une source d'inspiration pour les soulèvements.

Mais Téhéran n'a pas soutenu les manifestants en Syrie, son plus proche allié dans la région, le conduit entre celle-ci et les militants libanais chiites et le groupe politique Hezbollah et une passerelle pour l'influence iranienne dans le monde arabe. Les voix les plus influentes d'Iran, y compris son chef suprême et les structures du pouvoir politique et militaire, ont fermement soutenu le président syrien et, tout comme M. Assad, ils ont blâmé la violence du pays sur l'ingérence étrangère et les terroristes.

Mais en continuant à soutenir M. Assad, le soutien populaire de Téhéran dans la région semble avoir diminué. Certains éléments du gouvernement semblent être des paris (enjeux) de couverture : dans les derniers mois, le Ministère iranien des Affaires étrangères a tendu la main à certains membres de l'opposition syrienne, offrant une médiation entre les deux parties.

Ces efforts semblent s’être éclipsés aujourd'hui du fait du soutien de l'Iran pour l'armée syrienne dans sa lutte contre l'insurrection des rebelles, selon les analystes et les anciens et actuels membres de la garde.

«L'un des bras de l'Iran sera brisé si Assad tombe. Ils utilisent maintenant tous leurs contacts de l’Irak au Liban pour le garder le pouvoir », a dit au téléphone, Mohsen Sazegara, un des membres fondateurs de l’IRGC qui maintenant s’oppose au régime iranien et vit en exil aux Etats-Unis.

jeudi, le Ministère de la défense iranien a publiquement signalé un changement (renversement). Si la Syrie ne parvient pas à mater la révolte, l'Iran enverra une aide militaire basée sur un accord de défense mutuelle entre les deux pays, deux journaux iraniens ont cité le Ministre de la Défense Ahmad Vahidi. La Syrie n'avait pas encore demandé de l'aide, a-t-il ajouté.

« La Syrie gère cette situation très bien toute seule, dit-il. «Mais si le gouvernement ne peut pas résoudre la crise elle-même, alors en fonction de leur demande, nous nous acquitterons de notre pacte mutuel de sécurité-défense ».

La crise de la Syrie couronne (domine) l'ordre du jour du sommet du Mouvement des nations non-alignées à Téhéran cette semaine. Le Ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a déclaré jeudi que l'Iran annoncerait un plan de paix surprise pour la Syrie lors de la conférence de cinq jours, qui a débuté dimanche.

A Téhéran, le Ministre syrien de la réconciliation nationale, Ali Haidar, s'est réuni lundi avec plusieurs responsables iraniens et a exprimé sa gratitude envers la Syrie. « Le peuple de Syrie n'oubliera jamais le soutien de l'Iran durant ces d moments difficiles », a déclaré M. Haidar, d’après les médias iraniens.

Le Guide Suprême iranien, l'Ayatollah Ali Khamenei, qui a le dernier mot dans toutes les affaires de l'Etat, a nommé Qasim Solaimani, le commandant des Forces d’élite Qods, pour diriger la coopération militaire avec M. Assad et ses forces, d’après un membre de l’IRGC à Téhéran, ayant connaissance des déploiements en Syrie.

Les Forces Qods sont des agents de l'IRGC à l’extérieur de l'Iran, responsables de la formation des militants mandatés (fondés de pouvoir) et de l'exportation de l'idéologie de la révolution. Les Etats-Unis accusent les Forces Qods (d’être à l’origine) des attaques terroristes en Afghanistan et en Irak.

«Solaimani a convaincu M. Khamenei que les frontières iraniennes s’étendent au-delà des frontières géographiques et que la lutte pour la Syrie fait partie intégrante de la préservation intacte du Croissant chiite », a déclaré le membre de l’IRGC à Téhéran. Le soi-disant Croissant, qui s’est réuni après la chute de Saddam Hussein, comprend les chiites d'Iran, d'Irak, du Liban et de la Syrie.

L'Iran envoie maintenant des centaines de simples soldats de l’IRGC et le Basij - une milice de volontaires en civil obéïssant aux gardes à Damas, ont déclaré deux personnes de l’IRGC, familières de ces mouvements.

De nombreuses troupes iraniennes acclament (saluent) les unités de l’IRGC à l'extérieur de Téhéran, déclarent ces personnes, en particulier dans les régions de l'Azerbaïdjan iranien et du Kurdistan, où ils ont une expérience de négociation avec des mouvements séparatistes ethniques. Ils remplacent les soldats syriens peu gradés qui sont passés dans l'opposition syrienne, ont dit ces personnes, et surtout ils assument des rôles non-combattant tels que garder des  caches d'armes et aider à faire fonctionner des bases militaires.

L'Iran est déploie également des commandants de l’IRGC pour guider les forces syriennes dans une stratégie de bataille et déploie des commandants Qods pour les aider avec les services secrets militaires, ont dit M. Sazegara et les membres actuels de l’IRGC.

De l'autre côté du conflit syrien, l'Arabie saoudite et le Qatar ont financé et armé des rebelles de l'opposition, tandis que la Turquie leur a permis de maintenir une base officieuse près de la frontière syrienne. Des combattants arabes étrangers, parmi lesquels beaucoup de djihadistes extrémistes, ont également afflué vers la Syrie pour combattre aux côtés des rebelles.

L'Iran a également commencé à déplacer une aide militaire et de l’argent vers la Syrie au travers de sociétés iraniennes en Irak, comme une entreprise de construction appartenant à un ancien membre de l’IRGC qui vit maintenant en Irak ainsi qu’ une société de voyage au service des pèlerins dans les lieux saints chiites, a déclaré M. Sazegara et une personne en Iran familière avec l'entreprise de construction.

Les forces de l’IRGC et de Syrie travaillent ensemble pour libérer 48 otages iraniens kidnappés ce moi-ci par une unité de l’opposition, l’Armée libre syrienne, selon deux responsables de l’IRGC à Téhéran, en plus des commentaires d'un parlementaire iranien à Damas cette semaine.

En premier lieu, l'Iran a nié tout lien entre les Iraniens kidnappés et l’IRGC. Mais plus tard, M. Salehi a déclaré que certains des otages étaient des membres retraités de l'IRGC, les qualifiant comme  «le plus cher et bien-aimé » d’Iran. Des médias iraniens d'opposition ont , en revanche, révélé l’identité de quatre de ces hommes, les présentant comme des commandants actuels de l’IRGC dans différentes provinces iraniennes.

L'ambassadeur d'Iran en Syrie a récemment déclaré que la localisation des otages a été déterminée et que l'Iran est en négociation avec la Syrie sur la façon de les sauver, ont déclaré les médias iraniens. L'émissaire a également déclaré que l'Iran et la Syrie avaient formé un comité mixte, avec des experts du renseignement, politique et militaire, pour la mission de sauvetage. Les médias iraniens ont déclaré lundi que ce comité envoie des mises à jour régulières à M. Assad sur les résultats de leurs recherches.

IRAN 
OCTOBRE 2019

 14 exécutions

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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