Share this post

Submit to DeliciousSubmit to DiggSubmit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to StumbleuponSubmit to TechnoratiSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn

AFP, 23 septembre - Un chef rebelle a affirmé dimanche que le régime syrien perdait de plus en plus de terrain dans le conflit armé en Syrie, à la veille d'une intervention devant le Conseil de sécurité de l'ONU du médiateur Lakhdar Brahimi.

Bien que faiblement équipés face à la puissance de feu des forces du président Bachar al-Assad qui pilonnent leurs bastions, les insurgés tentent d'élargir la zone sous leur contrôle, notamment dans le nord-ouest du pays.

Le conflit a déjà fait plus de 29.000 morts depuis mars 2011 selon une ONG syrienne, et les belligérants sont décidés à se battre jusqu'au bout, sur fond de divisions internationales persistantes.
"Nous contrôlons la plus grande partie du pays. Dans la plupart des régions, les soldats sont prisonniers de leurs casernes", a affirmé à l'AFP le colonel rebelle Ahmad Abdel Wahab, dans le village d'Atmé près de la frontière turque.

"Avec ou sans aide extérieure (...), la chute du régime est une question de mois, pas d'années", a dit ce colonel, qui commande une brigade de 850 hommes. Ses dires ne peuvent être vérifiés de manière indépendante.

Les rebelles opposent en effet une résistance farouche aux troupes de Bachar al-Assad, qui se trouve de plus en plus isolé.

Ainsi son unique soeur, Bouchra, s'est établie à Dubaï avec ses enfants, ont annoncé à l'AFP des résidents syriens de la cité-Etat. Elle est la veuve de l'un des "faucons" de l'appareil sécuritaire syrien, le général Assef Chawkat, tué le 18 juillet dans un attentat qui avait également coûté la vie à trois autres hauts responsables. Des sites internet d'opposition ont fait état de divergences entre le chef de l'Etat et sa soeur aînée.

Semaine chargée à l'ONU

Dimanche, des raids aériens ont touché Homs et Deir Ezzor, tuant au moins 31 personnes, dont 11 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

La grande ville stratégique de Boukamal, frontalière de l'Irak, dans l'est, était pilonnée par les avions du régime. Samedi, les violences ont encore fait 150 morts, dont 88 civils, selon l'OSDH.

Une semaine après son retour de Damas, M. Brahimi, émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, doit rendre compte au Conseil de sécurité lundi des résultats de sa première visite en Syrie depuis sa prise de fonction le 1er septembre.

M. Brahimi a affirmé à maintes reprises que sa mission était "très difficile" et qu'il n'avait pas de plan précis en vue d'un règlement. Le patron de l'ONU Ban Ki-moon a espéré que l'émissaire aurait bientôt "une stratégie" de sortie de crise à proposer.

Mais selon un diplomate occidental, l'émissaire "est en stand-by", pour le cas improbable où les deux camps décideraient de négocier. "Pour l'instant, le sort de la Syrie ne se décide pas à New York mais sur place, par les armes".

Une série de réunions sur la Syrie sont d'ailleurs prévues en marge de l'Assemblée générale qui s'ouvre mardi à l'ONU, sans grand espoir d'un déblocage.

"Etrangement, tout le monde pensera à la Syrie, parlera de la Syrie, mais on ne prévoit aucune décision", commente un diplomate.

Une session ministérielle du Conseil de sécurité sera consacrée mercredi au Printemps arabe et vendredi, les Amis de la Syrie, groupe de pays occidentaux et arabes soutenant la révolte, se concerteront sur les moyens d'unifier l'opposition et préparer l'après-Assad.

Contrôler les groupes extrémistes

Malgré leurs multiples appels au départ de M. Assad, les pays occidentaux sont très réticents à l'idée d'armer les rebelles, arguant que l'arsenal pourrait tomber aux mains de groupes extrémistes.

C'est notamment pour tenter de contrôler ces groupuscules extrémistes agissant en son nom, selon un expert, que l'Armée syrienne libre (ASL), formée de déserteurs et de civils ayant pris les armes, a annoncé le transfert de son commandement vers la Syrie, après un plus d'un an passé en Turquie.

Un transfert qui permettra au commandement d'être plus proche des combattants même s'il le rend plus vulnérable à une frappe aérienne.

L'ASL est minée par des rivalités internes, et ses dirigeants peinent à fédérer de multiples groupuscules de combattants.

La région dans laquelle le commandement siègera en Syrie n'a pas été précisée. Néanmoins l'OSDH a affirmé que près de 80% des villes et villages syriens frontaliers de la Turquie échappent désormais au contrôle du régime.

Et selon l'ONG, Damas veut à tout prix empêcher les rebelles de connecter l'ouest de la province d'Alep au nord de la région d'Idleb, car cela formerait une vaste zone hors de son contrôle aux portes de la Turquie, pays en première ligne dans le soutien à la rébellion.

A Damas, une vingtaine de partis de l'opposition tolérée par le régime se sont réunis en présence notamment des ambassadeurs de Russie et d'Iran, deux principaux alliés du régime, pour discuter d'une issue à la crise. Un responsable du Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND), Raja al-Nasser, a appelé à une "trêve" et à l'arrêt des "bombardements barbares" en vue d'un processus politique qui mettrait "fin au régime actuel".

IRAN 
DECEMBRE 2019

 8 exécutions

Soulèvement national

1000 manifestants tués

4000 blessés

12.000 arrestations

dans 187 villes insurgées

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions; Octobre: 23 exécutions; Novembre: 15 exécutions

-----------------------------

En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

A LIRE