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Par Tariq Alhomayed

Asharq Al-Awsat, 18 décembre - En août, j'ai écrit un article intitulé « l'Iran post-Assad » et je reviens à présent pour écrire sur l'Iran post-Assad une fois de plus, parce que la situation sur le terrain en Syrie s’est mise à bouger incroyablement vite, et aussi en raison des assurances que j'ai entendues de trois sources, arabes et européennes, concernant la préparation de l'Iran à la phase post-Assad.

 

Avant que je ne commence, nous devons prendre en considération la dernière déclaration de Hassan Nasrallah, ou mise en garde, dans laquelle il disait que la situation en Syrie devient de plus en plus complexe, mais que ceux qui pensent que l'opposition armée pourra résoudre la situation sur le terrain, « se trompent énormément, énormément ». Les propos de Nasrallah sont importants parce qu'ils reflètent la position iranienne bien sûr, et Nasrallah ne parle pas ici d'Assad victorieux, mais plutôt des difficultés venant de l’avancée des rebelles, et il y a une grande différence. Jusqu'à récemment, le Hezbollah avait tendance à penser qu'Assad gagnerait, et certains dirigeants du parti avaient même mis en garde contre la tentation de brûler les cartes avec Assad vu que son heure de victoire était imminente.

Ce que j'ai entendu de mes trois sources, parmi lesquelles deux avaient auparavant rencontré Assad et le connaissent bien, c’est que la stratégie iranienne – qui emploie le Hezbollah en Syrie – est fondée sur trois principaux objectifs. Le premier est de défendre désespérément Assad avec de l'argent, des hommes et des armes, et pour cette raison, selon ces sources, Qassem Soleimani est quelque chose comme un semi-résident à Damas. Pourtant cette stratégie a échoué, et Téhéran en est désormais convaincu. Le second objectif est de créer un État alaouite séparé, connecté au Hezbollah via ses frontières. Beaucoup de travail a été fait en ce sens ; des villes et des villages sunnites ont été nettoyés à cette fin, mais le plan a également échoué. Le troisième aspect de la stratégie iranienne, et c'est ce sur quoi ils s’attellent en ce moment, en cas de chute d'Assad, l'Iran et ses alliés chercheront à s'assurer l'échec du système politique suivant, ou de l’État, en Syrie, à tout prix. Ça se fera en propageant le chaos, la violence, l'instabilité et tout ce qui est nécessaire. C'est, bien sûr, là où le Hezbollah entre véritablement en jeu, sans mentionner les informations que j'ai obtenues de la part de sources suggérant qu'Assad lui-même a l'intention de mener des actes déments s'il sent approcher la fin du pouvoir.

Par conséquent, la déclaration de Nasrallah, selon laquelle « la situation en Syrie se complique de plus en plus – mais quiconque pense que l'opposition armée peut résoudre la situation sur le terrain se trompe énormément, énormément » est très importante et doit être prise au sérieux. Cela signifie que Nasrallah et l'Iran sont convaincus de la fin d'Assad, et envisagent désormais d'embraser la Syrie. Les alliés du président syrien ont publiquement déclaré qu'il n'y aura pas de Syrie après Assad, et l'Iran et le Hezbollah sont conscients que toute alternative à Assad, surtout si elle arrive via une victoire militaire, ne leur sera pas hospitalière. Dès lors, ils tentent de déstabiliser la Syrie par le biais de l'Irak et du Liban, parce que l'Iran et le Hezbollah se rendent compte que la chute d'Assad serait une grande défaite stratégique pour eux.

Par conséquent, comme je l'ai écrit à plusieurs reprises auparavant, ce n'est pas assez de simplement évaluer le moment où Assad va tomber, nous devons accélérer cela autant que possible et avoir une stratégie claire pour l'ensemble de la phase post-Assad, pas seulement des jours qui suivent. Cela, afin de contrecarrer les tentatives de l'Iran et du Hezbollah et de protéger la Syrie dans son ensemble.

http://www.asharq-e.com/news.asp?section=2&id=32211

 

IRAN 
DECEMBRE 2019

 29 exécutions

Soulèvement national

1500 manifestants tués

4000 blessés

12.000 arrestations

dans 191 villes insurgées

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions; Octobre: 23 exécutions; Novembre: 15 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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