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Selon les estimations d’experts en sécurité, plus d’une centaine de personnes travaillent en Autriche pour les services secrets iraniens.

Die Presse, 8 janvier 2013, Vienna – Ce n’est qu’un petit paragraphe dans un rapport de 64 pages sur le ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité (le Vevak) publié par le département de recherche de la Bibliothèque du Congrès américain en décembre à Washington. Mais il jette une lumière particulière sur l’Autriche : « Vienne (...) serait remplie d’agents du Vevak. Ceci est dû à la constance des bonnes relations entre l’Iran et l’Autriche depuis la révolution », dit le document publié par la « bibliothèque du Congrès ».

 

Le ministère autrichien de l’Intérieur, ne va pas prendre officiellement une position et se réfère simplement au Verfassungsschutzbericht 2012 (le rapport des services de la Protection de la constitution de 2012), cependant, sans mentionner le nom des Etats concernés. Le rapport indique que l’Autriche, en raison de son Histoire et de sa position géographique, possède un statut de neutralité et que les organisations internationales sont devenues « un centre d’affaires important dans le mondes des services de renseignement ».

Mise en place d’un réseau

Les spécialistes en sécurité estiment qu’en Autriche, plus d’une centaine de personnes travaillent pour les renseignements iraniens, ou du moins lui fournissent quelques heures de travail. Leurs activités ne consistent pas seulement à surveiller l’opposition en exil ou à les mettre sous pression, comme l’indique le rapport américain. Récemment, des preuves sont apparues comme quoi les Iraniens à Vienne auraient probablement mis en place un réseau afin de contourner les sanctions et blanchir l’argent. A cette fin, Hamid Reza Amirinia, de la direction du “centre de technologie” du régime iranien s’est rendu en juin à Vienne, selon un rapport détaillé du mouvement d’opposition les Moudjahidine du peuple d’Iran (Ompi), qui a été mis pour la première fois à la disposition de l’hebdomadaire “Profile” en automne.

Selon les informations obtenues par Die Presse, les Occidentaux surveillent aussi les Irakiens qui assistent le régime de Téhéran dans diverses opérations. Le régime iranien a gagné une influence considérable dans l’Irak voisin, dominé par la majorité chiite depuis dix ans après l’invasion américaine.