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AP, 26 février (AP) - Le chef d'un nouveau groupe militant chiite en Irak, a mardi menacé de lancer de nouvelles attaques contre un camp de réfugiés abritant des exilés iraniens qui a été frappé par des dizaines de roquettes et d'obus de mortier au début du mois.

Sept personnes ont été tuées dans l’attaque du 9 février sur le camp près de l'aéroport de Bagdad qui abrite les membres des Moudjahidine du peuple, ou OMPI, l'aile militante d’un groupe de l'opposition iranienne basé à Paris.

Le gouvernement irakien, qui entretient des relations amicales avec Téhéran, estime que l'OMPI est un groupe terroriste et veut que ses membres quittent le pays.

Les propos tenus mardi par Wathiq al-Batat suggèrent qu'il partage l'objectif du gouvernement, même s'il est en désaccord avec sa manière de traiter les exilés.

Dans un entretien téléphonique avec Associated Press, al-Batat a déclaré que son groupe nouvellement formé de l’Armée de Mokhtar était derrière l'attaque et a promis de nouvelles attaques à venir.

«Il est temps pour les gens de l'OMPI de quitter l'Irak. Nous avons demandé au gouvernement de jeter le groupe hors du pays, mais le gouvernement irakien n'a pas répondu positivement à notre demande », a-t-il dit.

« Nous allons les frapper à nouveau jusqu'à ce qu'ils partent. » Il n’a pas été possible de confirmer de manière indépendante l’allégation d’al-Batat selon laquelle son groupe se tient derrière les attentats, mais des responsables irakiens et des membres de l’Ompi disent prendre ses menaces au sérieux.

Aucun autre groupe n’a revendiqué la responsabilité. « L’armée de Mokhtar » est apparue sur des tracts menaçants envoyés à des familles sunnites dans un quartier de Bagdad la semaine dernière les avertissant de partir ou de subir de graves conséquences.

L’Ompi s'oppose au régime religieux iranien (...) Il a renoncé à la violence en 2001.

L'administration Obama l’a retiré de la liste terroriste américaine en septembre dernier. Le camp de réfugiés est situé dans une ancienne base militaire américaine connue sous le nom de camp Liberty. Il est prévu qu’i l ne soit qu’une étape temporaire pendant que l’ONU s'emploie à reloger les réfugiés à l’étranger. Les membres de l’Ompi ont commencé à partir à contrecœur au camp Liberty l’année dernière.

Ils vivaient auparavant dans un complexe appelé le camp d'Achraf dans le nord-est de l’Iran. Il a été deux fois attaqué par les forces de sécurité irakiennes, qui on fait plus de trois dizaines de morts.

Al-Batat était un haut responsable des Brigades du Hezbollah, qui seraient financées et entraînées par la force d’élite iranienne, les gardiens de la Révolution.

Le groupe figure au nombre des milices chiites qui s’attaquaient aux bases militaires américaines des mois avant que les troupes ne se retirent en décembre 2011.

Au début du mois, il a annoncé qu'il formait un nouveau groupe appelé l'Armée de Mokhtar.

Il continue aussi d'utiliser le nom du Hezbollah, ce qui suggère qu'il essaie de revendiquer le leadership qui lui revient de ce groupe. Le Hezbollah considère qu’il a fait défection. Bien que les Brigades du Hezbollah et le Hezbollah mieux connu du Liban soient tous deux soutenus par l'Iran, ils semblent opérer en grande partie indépendamment les uns des autres (...)

Al-Batat a déclaré mardi se trouver en Irak, mais a refusé de dire où.

Le groupe d'opposition iranien qui supervise l'OMPI, le Conseil national de la Résistance iranienne, voit dans Al-Batat et ses disciples un bras de la Force Qods de l’Iran, qui supervise les opérations extérieures des gardiens de la révolution iraniens.

« En réalité, l'opération contre le camp Liberty a été réalisée par le régime iranien avec la coopération du gouvernement irakien », a déclaré Shahin Gobadi, un porte-parole du groupe d'opposition basé à Paris.

« Al-Batat fait partie de cette machine de terreur. » Gobadi a appelé au retour des membres de l'OMPI au camp d'Achraf, où les réfugiés sentent qu'ils seront plus en sécurité. Dans une interview mardi, al-Batat s’est lui-même qualifié de disciple du guide suprême de l’Iran, l'ayatollah Ali Khamenei. Il a déclaré que son groupe recevait des armes et d’autres formes de soutien de l'Iran, mais a refusé de donner des détails.

Il avait déjà dit qu'il était conseillé par la Force Qods de l’Iran (...)

 

IRAN 
NOVEMBRE 2019

 10 exécutions

Soulèvement national

251 manifestants tués

3700 blessés

7000 arrestations

dans 146 villes insurgées

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions; Octobre: 23 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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