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AFP, 25 mai - Election présidentielle verrouillée, impasse sur le nucléaire, implication grandissante dans le conflit syrien : l'Iran constitue le deuxième sujet d'inquiétude principal des chancelleries occidentales, dans le sillage de la guerre en Syrie.

Alors que les grandes puissances s'activent à préparer une conférence de paix sur la Syrie au mois de juin, le rôle de cet allié de Damas et sa participation ou pas à un règlement du conflit pourrait être discuté lors d'une rencontre lundi à Paris entre les chefs de la diplomatie américaine, russe et française.

L'élection présidentielle du 14 juin en Iran laisse peu d'espoirs aux Occidentaux sur une attitude plus conciliante de Téhéran sur les grands dossiers en cours. "On n'en attend pas grand chose", confiait récemment un diplomate français.

L'invalidation cette semaine de deux des principaux candidats au scrutin et bêtes noires des ultra-conservateurs, l'ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani et Esfandiar Rahim Mashaïe, un proche du président sortant Mahmoud Ahmadinejad, a renforcé leurs inquiétudes.

 

Cette éviction va verrouiller le pouvoir autour du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, estiment analystes et diplomates occidentaux.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a dénoncé vendredi "le manque de transparence" de la présidentielle en Iran, estimant "hautement improbable" que les huit candidats avalisés, en majorité des fidèles du guide suprême, puissent "incarner un changement".

Paris a estimé que l'éviction de Rafsandjani et Mashaïe "illustrait l'ampleur du verrouillage du système iranien", tandis que Berlin souligne "suivre avec attention les développements" du scrutin à venir.

Impasse sur le nucléaire, implication sur le théâtre syrien

Sur le dossier nucléaire iranien, l'impasse semble totale. Or, "l'heure tourne", a rappelé vendredi M. Kerry. Les négociations entre Téhéran et le groupe P5+1 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie, Chine et Allemagne) n'ont enregistré aucune percée, et le dernier rapport de l'AIEA (Agence internationale de l'Energie atomique) a établi que l'Iran avait même accéléré l'installation de centrifugeuses modernes sur un site d'enrichissement d'uranium.

Les grandes puissances et Israël, qui menace d'une frappe préventive, accusent Téhéran de vouloir fabriquer l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que nie catégoriquement l'Iran.

"Il y avait quelque espoir qu'une figure plus modérée comme Rafsandjani puisse être élue et assouplir la position iranienne sur le nucléaire", indique Alireza Nader, chercheur au centre de recherches américain RAND corporation.

Mais les candidats restant en lice pour le scrutin sont quasiment tous "étroitement liés à Khamenei. Donc nous ne devons pas attendre grand chose si l'un d'entre eux devient le prochain président", ajoute-t-il, estimant qu'il faudra "voir si les pressions économiques sur l'Iran portent leurs fruits".

L'Iran perd 3 à 5 milliards de dollars par mois en raison des sanctions de la communauté internationale frappant notamment les exportations de pétrole, selon un haut représentant du Trésor américain. Ces sanctions ont poussé l'inflation au delà de 30%.

Pour un diplomate occidental, il faudrait "exercer une pression bien supérieure" pour faire plier Téhéran. "Ou on les met à genoux économiquement, ou on aura une frappe militaire, ce que l'on voudrait éviter", selon cette source.

Sur l'autre sujet de préoccupation internationale, la Syrie, l'implication de Téhéran apparaît de plus en plus importante, notamment à travers la présence des combattants du Hezbollah, le mouvement chiite libanais soutenu par l'Iran, ouvertement engagés avec les forces du régime de Damas.

Pour un responsable des Moudjahidines du peuple iranien, l'opposition qui lutte pour le renversement du régime, "l'engagement iranien est total en Syrie".

"C'est une question de survie" pour le régime chiite, affaibli régionalement, selon ce responsable, pour qui Khamenei ne reculera ni en Syrie ni sur le nucléaire.

 

IRAN 
DECEMBRE 2019

 29 exécutions

Soulèvement national

1500 manifestants tués

4000 blessés

12.000 arrestations

dans 191 villes insurgées

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions; Octobre: 23 exécutions; Novembre: 15 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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