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Iran Manif – Dans l'Iran des mollahs où les femmes sont soumises à une ségrégation inique, où tout ce qui est sexuel est millimétré et fait l'objet de dizaines de polices et du terrible centre de "la prohibition du vice et de la promotion de la vertu" qui arrête à tout va, dans cet Iran, la prostitution explose.

Au-delà de ce fléau qui a jeté son voile sombre sur l'ensemble du pays, il est bon de s'arrêter dans la seconde mégapole du pays, Machad, ville sainte par excellence où des millions d'Iraniens et de chiites du monde viennent faire leur pèlerinage.

Mohammad Ghaneï, président de l'union hôtelière de cette province du nord-est de l'Iran, a déclaré dans les médias officiels iraniens fin aout que des Irakiens célibataires descendent dans des "maisons de voyageurs" accompagnés d'Iraniennes. Il ajoute que dans des villes de pèlerinage comme Machad et Qom, le passage d'hommes étrangers, surtout des Irakiens, se multiplie en raison des mariages temporaires religieux.

Le représentant du guide suprême à Machad, le mollah Alam-Alhoda, si prompt à dénoncer le sport des femmes, à interdire les concerts et à jouer les pères la vertu, a consciemment laissé s'installer dans cette cité tentaculaire 5000 maisons de passe sous couvert de la religion, selon un reportage très documenté de l'émission "Safeh Akar" de la Voice of America en persan. 

Le business du mariage temporaire

Le mariage temporaire qui autorise, avec l'accord d'un mollah, des relations sexuelles d'une heure à 99 ans avec une femme ou une fille sans limite d'âge, est une invention diabolique des mollahs pour légaliser la prostitution.

Ce mariage temporaire appelé Sireh n'accorde pas la moindre prise en charge à la femme tombée enceinte, ni avis préalable de renvoi quand l'homme ne veut plus d'elle, ni la reconnaissance des enfants nés de ces relations qui peuvent durer de longues années (donc des enfants sans papiers d'identité et sans droits sociaux).

De fait, le régime des mollahs est le seul régime au monde à reconnaitre et soutenir officiellement la prostitution sous le couvert du Sireh.

Il est clair que c'est la misère noire et les dures restrictions en matières d'emploi et d'éducation touchant les femmes et les filles, qui les poussent à la prostitution, un esclavage sexuel qui fait les choux gras du clergé, habitué à brasser des milliards dans son business religieux. Le site Tebian écrit que la prostitution en Iran découle de la pauvreté, que cela commence dès l'âge de 12 ans et que 80% des prostituées sont des femmes de moins de 25 ans.

Un décret divin

Pour se légitimer, dès le début de la révolution, les mollahs ont annoncé que le Sireh était un décret « divin » et en ont fait la promotion. Parmi les VRP les plus fervents on trouve Rafsandjani, dès l'époque où il présidait le Majlis (parlement). Pour lui « l'usage du Sireh est positif pour les jeunes et important pour la société ». Il disait également à la prière du vendredi en 1982 qu’ « un régime qui exige de la chasteté de la part des jeunes, doit leur fournir les conditions de pratiquer la chasteté ». Avant d'ajouter : « si à l'époque du chah on avait permis à ceux qui en avait besoin un mariage temporaire, jamais ils ne se seraient livrer à l'adultère », passible de lapidation…

Quant au mollah Mostapha Pour-Mohammadi, acteur majeur du massacre des prisonniers politiques de 1988, il a fait une propagande à tout casser pour cette prostitution à l'époque où il était ministre de l'intérieur d'Ahmadinejad. Il affirmait le 2 juin 2007 à l'agence Fars que « le mariage temporaire doit être encouragé avec audace ». Une déclaration suivie d'une avalanche de petites annonces de prostitution dans tout le pays.

Le journal Asr-Iran écrit lui aussi qu'une partie des offices notariaux de mariages et de divorces, ont ouvert une branche de mariages temporaires avec des publications d'annonces sur internet s’adressant bien-entendu ... aux hommes. Des albums photos sont proposés aux clients qui choisissent l'âge, la durée et le reste.

Le fait est que le tourisme sexuel fait désormais fureur en Iran sous le couvert du mariage temporaire. Avec la dévaluation de la monnaie, les femmes ne valent pratiquement rien pour les touristes du Moyen-Orient. Le site en persan Iran Diplomatie se plaint de ce que les pèlerins irakiens - agents, milices et tribus affiliés au régime iranien - vont jusqu'à exiger une chambre avec femme comme d'autres diraient une chambre avec vue sur le mausolée sacré...

Notons que ces 5000 maisons closes entourent le fameux mausolée, lui aussi aux mains du clergé et des fondations religieuses multimilliardaires qui s’accaparent des pans entiers de l’économie du pays ... 

 

IRAN 
Novembre 2018

  14 exécutions

(Janvier: 22 exécutions, février: 17 exécutions, mars: 12 exécutions, avril: 33 exécutions, mai: 19 exécutions, juin: 17 exécutions, juillet: 40 exécutions, aout : 28 exécutions; septembre : 33 exécutions; octobre : 25 exécutions)

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En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions