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Iran Manif (avec AFP) - L'Union eu­ro­péenne a im­posé mardi des sanc­tions aux ser­vices ira­niens de ren­sei­gne­ment et à deux de leurs res­pon­sables ac­cu­sés d'être im­pli­qués dans une série de meurtres et de com­plots ayant visé des dis­si­dents aux Pays-Bas, au Da­ne­mark et en France.

Prise à l'una­ni­mité des Etats membres, cette dé­ci­sion in­ter­vient alors que La Haye a ac­cusé pour la pre­mière fois mardi Té­hé­ran d'être im­pli­qué dans le meurtre de deux dis­si­dents sur le sol néer­lan­dais en 2015 et en 2017, ce qui avait conduit à l'ex­pul­sion de deux di­plo­mates ira­niens.

Les sanc­tions sont prises à l'en­contre de la « Di­rec­tion pour la sé­cu­rité in­té­rieure » du ren­sei­gne­ment ira­nien et de deux res­pon­sables de cette di­vi­sion, dont son chef Saeid Ha­shemi Mo­gha­dam, a in­di­qué le mi­nis­tère da­nois des Af­faires étran­gères dans un com­mu­ni­qué.

Cela si­gni­fie que leurs éven­tuels ac­tifs dans l'UE ont été gelés.

Sur la base d'in­for­ma­tions éma­nant des ser­vices de ren­sei­gne­ment de plu­sieurs pays eu­ro­péens, l'UE es­time qu'il est pro­bable que l'Iran ait été im­pli­qué dans des meurtres et des com­plots sur le ter­ri­toire eu­ro­péen.

« Il est très en­cou­ra­geant de consta­ter que l'UE vient de conve­nir de nou­velles sanc­tions ci­blées contre l'Iran en ré­ponse à des ac­ti­vi­tés hos­tiles et à des com­plots pla­ni­fiés et per­pé­trés en Eu­rope, y com­pris au Da­ne­mark », a réagi dans un tweet le Pre­mier mi­nistre da­nois Lars Lokke Ras­mus­sen.

« L'UE reste unie -de telles ac­tions sont in­ac­cep­tables et doivent avoir des consé­quences », a-t-il ajouté.

Le Da­ne­mark a ac­cusé en oc­tobre l'Iran d'avoir pré­paré un « at­ten­tat » contre trois Ira­niens ré­si­dant dans le pays scan­di­nave.

De­puis, Co­pen­hague a cher­ché le sou­tien de ses al­liés eu­ro­péens sur des sanc­tions com­munes tout en dé­fen­dant l'ac­cord in­ter­na­tio­nal sur le nu­cléaire avec Té­hé­ran.

Pro­jet d'at­ten­tat en France

Le mi­nis­tère fran­çais des Af­faires étran­gères s'est fé­li­cité des me­sures prises mardi par Bruxelles, ju­geant les ser­vices de ren­sei­gne­ment ira­niens « res­pon­sables » de l'or­ga­ni­sa­tion du pro­jet d'at­ten­tat dé­joué le 30 juin 2018 à Vil­le­pinte, au nord de Paris, contre un ras­sem­ble­ment des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI), op­po­si­tion ira­nienne.

Le Conseil na­tio­nal de la ré­sis­tance ira­nienne, en­tité proche des Moudjahidine du peuple, a salué « un pas po­si­tif et né­ces­saire », mais a mis en garde : « Le temps est venu que l'Union eu­ro­péenne adopte une po­si­tion ferme et vi­gou­reuse contre ces agis­se­ments cri­mi­nels, en pro­cé­dant no­tam­ment à l'ex­pul­sion des agents ira­niens sur le sol eu­ro­péen ».

Les sanc­tions eu­ro­péennes tra­duisent « la so­li­da­rité des Etats membres » de l'UE et « leur dé­ter­mi­na­tion à agir de ma­nière unie pour ne pas lais­ser sans ré­ponse une ac­tion hos­tile et in­ac­cep­table per­pé­trée sur le sol eu­ro­péen », a in­di­qué pour sa part Agnès von der Mühll, porte-pa­role du Quai d'Or­say, dans un com­mu­ni­qué.

Le se­cré­taire d'Etat amé­ri­cain Mike Pom­peo a salué l'ini­tia­tive eu­ro­péenne, la qua­li­fiant de « mes­sage clair du fait que le ter­ro­risme ne sera pas to­léré ».

« Les Etats-Unis sou­tiennent avec vi­gueur les nou­velles sanc­tions et se tiennent aux côtés de nos al­liés eu­ro­péens tan­dis que nous controns cette me­nace com­mune », a tweeté celui qui a fait de la pres­sion sur l'Iran une prio­rité.

Lors de la pro­cla­ma­tion des sanc­tions mardi, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la France, l'Al­le­magne, le Da­ne­mark et la Bel­gique ont fait part aux au­to­ri­tés ira­niennes de leurs « sé­rieuses in­quié­tudes ».

« Té­hé­ran a été in­formé que toute im­pli­ca­tion dans de telles af­faires est to­ta­le­ment in­ac­cep­table et doit ces­ser im­mé­dia­te­ment », a fait sa­voir le gou­ver­ne­ment néer­lan­dais, ap­pe­lant l'Iran à « co­opé­rer plei­ne­ment à la ré­so­lu­tion des pro­blèmes ac­tuels et aux en­quêtes cri­mi­nelles ».

Dans le cas contraire, des sanc­tions sup­plé­men­taires ne sont pas ex­clues, a-t-il pré­venu.

Ac­cord nu­cléaire

Tou­te­fois, les me­sures prises par l'UE mardi ne sont pas liées à l'ac­cord nu­cléaire ira­nien, a sou­li­gné le gou­ver­ne­ment néer­lan­dais. « Néan­moins, l'Iran sera tenu pour res­pon­sable de toutes les ques­tions qui touchent les in­té­rêts de la sé­cu­rité eu­ro­péenne et in­ter­na­tio­nale », a in­sisté La Haye.

Les ser­vices de ren­sei­gne­ment néer­lan­dais ont de « fortes in­di­ca­tions » que Té­hé­ran était der­rière les meurtres de deux ci­toyens néer­lan­dais d'ori­gine ira­nienne à Al­mere (centre) en 2015 et à La Haye en 2017. Les deux vic­times étaient des op­po­sants au ré­gime ira­nien.

Sans en ré­vé­ler les rai­sons, les Pays-Bas ont ex­pulsé en juin deux em­ployés de l'am­bas­sade ira­nienne. Un « geste hos­tile et des­truc­teur » aux yeux de Té­hé­ran, qui a alors me­nacé La Haye de re­pré­sailles.

 

IRAN 
JUIN 2019

 19 exécutions

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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