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UPI - Par Struan Stevenson * - L'Iran, malgré sa culture riche, civilisée et ouverte, est devenu un paria international, son régime fasciste religieux condamné pour violation des droits humains et exportation du terrorisme, tandis que ses 80 millions de citoyens assiégés, dont plus de la moitié ont moins de 30 ans, luttent pour nourrir leurs familles dans un contexte de pannes d'électricité, de pénurie d'eau et de hausse des prix alimentaires qui ont dépassé 50 %. Depuis l'entrée en vigueur, le 5 novembre, de la deuxième tranche des sanctions américaines touchant le pétrole et les banques, l'Iran produit 1 million de barils de pétrole de moins par jour. Cela a coûté 2 milliards de dollars à l'économie iranienne depuis novembre. Mais les mollahs continuent de financer le terrorisme.

La descente de l'Iran dans le chaos économique peut être attribuée directement au Guide suprême, l'Ayatollah Ali Khamenei et au Président Hassan Rohani. Leur politique d'expansionnisme militaire agressif au Moyen-Orient les a amenés à investir hommes et ressources dans la guerre civile meurtrière de Bachar al-Assad, dans la campagne génocidaire contre la population sunnite de l'Irak voisin, dans leur soutien aux rebelles Houthi au Yémen et dans leur vaste financement des terroristes du Hezbollah au Liban. Ils versent 750 millions de dollars par an au Hezbollah rien qu'au Liban. Il est clair que ce n'est plus soutenable.

Si l'on ajoute à cela la prédilection des mollahs pour la corruption, il n'est guère surprenant que le pays qui possède les deuxièmes plus grandes réserves mondiales de gaz et les quatrièmes plus grandes réserves de pétrole brut soit confronté à une crise économique et à des protestations à l'échelle nationale. Des millions d'Iraniens sont descendus dans la rue tous les jours depuis plus d'un an pour protester contre la corruption vénale des mollahs au pouvoir et contre leurs dépenses injustifiées dans les conflits et le terrorisme.

Dans une panique aveugle, le régime des mollahs s'est servi de sa gestapo, le Corps des gardiens de la révolution islamique, pour sévir sans merci contre les manifestants et les grévistes, assassinant des dizaines de personnes et en arrêtant plus de 12 000. Afin de montrer qu'ils luttent contre la corruption et de détourner l'attention du public de leur propre vénalité, ils ont organisé un certain nombre de procès-spectacles contre des hommes d'affaires éminents, qualifiés de "sultans". Jusqu'à présent, plusieurs de ces soi-disant "sultans" ont été exécutés pour corruption présumée, dont Vahid Mazlumin, connu sous le nom de Sultan de la Monnaie et Hamid Darmani, connu sous le nom de Sultan du Bitume. Trente-et-un autres commerçants, dont deux médecins, ont été accusés de corruption et de contrebande systématique.

Les institutions monétaires et financières de l'Iran sont entre les mains des dirigeants du régime. Le 28 février 1979, immédiatement après la révolution, le régime crée la Fondation des défavorisés. Vingt-huit banques et industries privées couvrant l'acier, l'aluminium et les véhicules ont été confisquées par l'État, ainsi que les propriétés de tous les plus grands hommes d'affaires, qui étaient l'épine dorsale de l'économie iranienne. Tous ont été nationalisés et remis à la fondation, qui était entièrement contrôlée par le fondateur de la République islamique, l'ayatollah Khomeiny.

En 2013, cette fondation était évaluée à 95 milliards de dollars. Toutes les fondations de ce genre reçoivent leur financement directement du gouvernement. Ils ne paient pas d'impôt et n'ont aucune responsabilité quant à la façon dont ils dépensent leur argent. Le Corps des gardiens de la révolution islamique a également une emprise serrée sur ces fondations. L'Iran a utilisé les entreprises de construction sous le contrôle de ces fondations pour répandre la révolution islamique dans les pays du Moyen-Orient. Ces sociétés de construction des pasdaran exploitent également des usines de missiles.

La mainmise des pasdaran sur l'économie iranienne a été désastreuse. Il y a 75 000 projets de construction inachevés en Iran. L'argent est alloué annuellement, mais jamais dépensé pour ces projets. Le régime doit 150 milliards de dollars aux entrepreneurs. Donc, le gouvernement a été pris en otage par les pasdaran pendant des années à cause de l'escalade de la dette. La dévastation des capacités de production de l'Iran qui en a résulté a été massive. Trente-huit sociétés cotonnières ont fermé leurs portes l'année dernière. Un millier d'unités industrielles construisant des réfrigérateurs, des téléviseurs, des textiles, etc. ont également fermé leurs portes. Le chômage de masse en a été le résultat inévitable. Il y a 1,2 million de chômeurs de plus en Iran chaque année, principalement des jeunes. Selon les statistiques du régime lui-même, le salaire mensuel moyen d'un travailleur aujourd'hui est tout juste suffisant pour une semaine. Les gens vendent maintenant leurs organes, leurs reins et leur moelle osseuse pour essayer d'éviter la famine. Rien qu'à Téhéran, 20 000 personnes dorment dans la rue, dont 5 000 femmes.

Le Fonds monétaire international a déclaré qu'en 2018, l'Iran avait connu une croissance négative de 1,5 %. Il prévoit une croissance négative de 3,6 % en 2019 et une diminution de 97 milliards de dollars du PIB. Ainsi, le système de velayat-e-faqih du régime, la tutelle du juriste islamique, n'offre aucune solution à la crise économique. Toute l'économie iranienne est axée sur les besoins militaires des pasdaran La société iranienne est confrontée au chaos. La capacité du régime à réformer l'économie n'existe plus. Au lieu de cela, les mollahs tournent leur attention vers la diabolisation du principal mouvement d'opposition démocratique, les Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI ou MEK) pour cacher la réalité de leur mauvaise gestion économique. C'est pourquoi les manifestants dans les rues de toutes les villes d'Iran peuvent être entendus crier "A bas ce gouvernement trompeur".

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Struan Stevenson est le coordinateur de la Campagne pour le changement en Iran. Il a été membre du Parlement européen représentant l'Écosse (1999-2014), président de la délégation du Parlement pour les relations avec l'Irak (2009-14) et président de l'intergroupe des Amis d'un Iran libre (2004-14). Il est conférencier international sur le Moyen-Orient et président de l'Association européenne pour la liberté en Irak.