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Washington Examiner - Par Alireza Jaffarzadeh - Les États-Unis ont décidé de désigner le Corps des gardiens de la révolution (pasdaran) comme organisation terroriste étrangère en vertu de l'article 219 de la loi sur l'immigration et la nationalité. Il s'agit d'une étape importante dans la lutte efficace contre l'utilisation systémique du terrorisme par Téhéran en tant que moyen d'action de l'État. C'est également une bonne nouvelle pour le peuple iranien, dont les efforts depuis plus de 40 ans pour provoquer un changement ont été violemment réprimés à chaque fois par les pasdaran.

Les pasdaran répondent certainement aux trois critères du 8 U.S.C. 1189 pour la désignation terroriste : Il s'agit d'une organisation "étrangère" qui "se livre au terrorisme ou à des activités terroristes ou conserve la capacité et l'intention de se livrer au terrorisme ou à des activités terroristes" et "menace des ressortissants américains ou la sécurité nationale des États-Unis".

Qualifié à tort par certains d'armée d'État, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique n'inclut même pas le mot "Iran" dans son nom. Il ne reconnaît aucune frontière. Au contraire, en tant que "gardien" de la "Révolution islamique", il n'a de comptes à rendre qu'au guide suprême et fonctionne indépendamment de l'armée régulière. C'est l'appareil central de la répression, le principal moteur de la guerre et de l'exportation du terrorisme, et il dirige les projets d'armes nucléaires et de missiles de l'Iran. Les pasdaran contrôlent également la majeure partie de l'économie iranienne.

Du point de vue du peuple iranien, cette désignation est justifiée, essentielle et attendue depuis longtemps. Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, a qualifié la désignation terroriste comme une " demande ancienne et juste de la Résistance iranienne, un impératif pour la sécurité, la paix et la stabilité au Moyen-Orient, une mesure urgente et nécessaire pour mettre fin à la guerre et au terrorisme dans la région et dans le monde ".

La réaction de Téhéran a été révélatrice. Malgré le battage médiatique et les tambourinages de poitrine habituels, la théocratie et ses pasdaran se rendent compte qque désormais, ils auront beaucoup moins de place pour monter des opérations terroristes et agir en toute impunité.

La dure leçon de quatre décennies est que les mollahs iraniens, comme tous les tyrans, ne réagissent que lorsqu'ils sont en position de force. Ils ne reculent que lorsqu'ils se heurtent à la fermeté.

Le soulèvement de décembre 2017 en Iran, dont on a beaucoup parlé, mais qui n'a pas été pleinement évalué, et qui s'est poursuivi depuis, a mis en évidence l'absence de solutions stratégiques du régime à une série de crises politiques, économiques et sociales. Cette tendance s'accompagne de luttes intestines entre factions de plus en plus vicieuses, d'un isolement international de plus en plus marqué et de la montée en puissance de la résistance iranienne dans le pays et à l'étranger. Bref, Téhéran est beaucoup plus faible aujourd'hui qu'il y a environ un an.

La Fondation coopérative des pasdaran est l'institution financière la plus puissante du pays. La banque Ansar, la quatrième d'Iran, appartient aux pasdaran, qui sont également un actionnaire important de la banque Saderat. Ces deux banques comptent 3 232 agences en Iran. Une autre grande banque, Passargad, est également liée aux pasdaran qui est également le principal décideur du deuxième plus grand constructeur automobile iranien, Saïpa. Les pasdaran contrôlent également le plus grand contractant du gouvernement du pays.

La désignation comme organisation terroriste étrangère donne aux responsables américains un outil supplémentaire pour poursuivre les Américains qui aident le régime iranien. Elle place le régime iranien dans une position défensive et démoralise les padaran et leurs mercenaires. Il épuisera les ressources utilisées pour former et financer les milices de la Garde. Le New York Times a rapporté que même avant la désignation terroriste, les sanctions américaines avaient entravé le financement par Téhéran de ses mercenaires terroristes.

Cette désignation devrait également remonter le moral des Iraniens, qui détestent les pasdaran pour leur répression de la population et pour le pillage des richesses.

Enfin, la désignation persuadera les entreprises européennes d'y réfléchir à deux fois avant de faire du commerce ou d'investir avec l'Iran, sachant que les pasdaran contrôle plus de la moitié de l'économie iranienne.

La prochaine étape consiste à identifier toutes les entités affiliées aux pasdarane et à les soumettre à des sanctions. La désignation d'une organisation terroriste étrangère porte un coup majeur à l'appareil terroriste du régime. Les terroristes de Téhéran, et ceux qui leur permettent de le faire, peuvent enfin en payer le prix.

 

Alireza Jafarzadeh est l'auteur de "The Iran Threat" (Palgrave MacMillan : 2008). Il est sur Twitter : @A_Jafarzadeh.

 

IRAN 
NOVEMBRE 2019

 10 exécutions

Soulèvement national

200 manifestant tués

3000 blessés

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions; Octobre: 23 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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