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Fox News - Un groupe de résistance iranien de premier plan appelle les nations européennes à fermer les ambassades de Téhéran en réponse à l'utilisation présumée de ces ambassades par le régime pour préparer des attaques terroristes contre ses opposants politiques sur le continent - alors que le gouvernement Trump renforce les sanctions contre la république islamique dirigée par le Président Hassan Rohani.

"Ce que nous demandons, c'est la fermeture des ambassades du régime iranien ", a déclaré Alireza Jafarzadeh, sous-directeur du Conseil national de la Résistance iranienne, à des journalistes, cette semaine à Washington, à une conférence de presse. "Ces relations diplomatiques ont permis au régime de préparer des attentats terroristes et des assassinats en Occident."

La conférence de presse a eu lieu pour discuter de la publication du nouveau livre du groupe "Iran's Emissaries of Terror", qui vise à mettre en lumière l'utilisation des ambassades de Téhéran pour préparer des attaques terroristes contre des opposants politiques aux États-Unis et en Europe.

Les complots soutenus par l'Iran se sont multipliés ces dernières années, en particulier en 2018, lorsque le CNRI a enregistré 10 cas visant des responsables iraniens pour complots terroristes ou arrestations liées au terrorisme. Le plus important a été le complot déjoué d'un attentat à la bombe contre le rassemblement annuel de groupes dissidents iraniens (sous l'égide du CNRI) à Paris l'année dernière - un événement auquel avait assisté l'avocat de Trump Rudy Giuliani. Un diplomate iranien basé à Vienne était l'une des quatre personnes arrêtées pour ce complot.

Les procureurs allemands affirment qu'Assadollah Assadi était membre de l'agence de renseignement iranienne (VEVAK) chargée de cibler les groupes dissidents en Iran et ailleurs. Il a été accusé d'activité en tant qu'agent étranger et de complot en vue de commettre un meurtre. Le CNRI affirme que le VEvak est une organisation centrale dans les opérations terroristes de Téhéran à l'étranger et a appelé mercredi l'Occident à qualifier ce groupe d'organisation terroriste étrangère (FTO).

Entre-temps, les autorités néerlandaises ont expulsé deux diplomates iraniens en juillet dernier pour le meurtre de deux dissidents iraniens dans le pays. En novembre, les services de renseignement danois ont déjoué un complot iranien visant à tuer un militant de l'opposition, et ont arrêté un Norvégien d'origine iranienne. Le suspect et le ministère iranien des Affaires étrangères ont nié toute implication. Ces complots ont finalement conduit l'Union européenne à imposer des sanctions contre le Vevak en janvier.

Les dissidents ont déclaré à Fox News l'année dernière que la présence du régime en Albanie était la source de graves préoccupations, car l'ambassade iranienne était en train de renforcer ses effectifs et avait fait venir des agents de renseignement de haut niveau. L'Albanie est importante parce que 2 000 dissidents iraniens appartenant aux Moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI/MEK) y ont été transférés depuis l'Irak en 2016.

L'ancien Premier ministre albanais Pandeli Majko a révélé à Fox News à l'époque que des responsables américains lui avaient conseillé de renforcer sa sécurité après avoir été informé d'une menace contre lui. Un haut responsable américain de la lutte contre le terrorisme avait déclaré à Fox News que les autorités albanaises avaient arrêté deux agents iraniens pour terrorisme l'année dernière.

Le CNRI a également indiqué que des arrestations et des complots présumés en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Turquie et aux États-Unis - où deux Iraniens ont été arrêtés par le FBI en août parce qu'ils étaient soupçonnés de recueillir des renseignements pour le Vevak- étaient des signes de la montée des agissements terroristes de l`Iran dans le monde occidental.

La présence accrue de l'Iran en Europe a été remarquée à Washington et a posé des difficultés aux pays européens qui cherchent des appuis en faveur de l'accord nucléaire iranien de 2015 après le retrait des États-Unis de l'accord l'année dernière.

L'administration Trump a souligné à maintes reprises cette menace terroriste en intensifiant les pressions sur l'Iran, en durcissant les sanctions et, le mois dernier, en qualifiant les Gardiens de la révolution iraniens de FTO. Le mois dernier, le secrétaire d'État Mike Pompeo a parlé d'un " effort d'assassinat concerté " en Europe par les Iraniens.

"Il s'agit d'un effort des dirigeants de la République islamique d'Iran - le président, Rohani, qui est le président de l'Iran, permet que cela se produise, où ils se rendent en Europe et tuent des gens sur le sol européen. C'est inacceptable en Europe occidentale", a-t-il déclaré.

Mais le CNRI affirme que si le mouvement terroriste iranien a déclenché des signaux d'alarme aux Etats-Unis et en Europe, la réaction des pays européens en particulier a été "tiède".

"Bien que plusieurs agents aient été arrêtés pour terrorisme et espionnage aux États-Unis et en Europe en 2018, l'un des plus hauts diplomates terroristes est en prison et cinq autres, dont un ambassadeur, ont été expulsés, une approche multilatérale occidentale du comportement voyou de Téhéran reste vague", dit le groupe dans son ouvrage.

Parmi ses recommandations, la demande du CNRI au département d'État de désigner le ministère du Renseignement comme FTO et celle de l'Europe de fermer les ambassades d'Iran sont les plus importantes.

"Les diplomates terroristes de Téhéran devraient être traduits en justice ou expulsés, et ses ambassades fermées. Ils ont été et demeurent les centres névralgiques de l'espionnage et du terrorisme et jouent un rôle crucial dans les opérations terroristes de Téhéran à l'étranger ", dit le livre.


Le message du CNRI vient moins d'un mois après que le président Trump ait qualifié les pasdaran de terroristes et que Pompeo ait annoncé que les États-Unis n'accorderaient plus de dérogation aux sanctions à aucun pays important du pétrole iranien.

"Nous allons à zéro", a-t-il dit lors d'une conférence de presse. "Le temps que nous y resterons à zéro dépendra uniquement des dirigeants de la République islamique d'Iran."

La semaine dernière, le conseiller à la sécurité nationale John Bolton a déclaré à l'émission "Fox News Sunday" que la politique de l'administration Trump avait un effet significatif.

"[La politique] est de faire pression sur le régime pour qu'il change son comportement, et je pense que ça marche, et je pense que c'est ce qui les inquiète."