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UPI – Par Struan Stevenson - L'annonce faite cette semaine par le président américain Donald Trump qu'il avait signé un décret exécutif imposant une nouvelle série de sanctions " dures " à l'Iran, a envoyé de nouvelles ondes de choc à la dictature théocratique dirigée par le guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei.

En effet, les sanctions visaient spécifiquement Khamenei, ainsi que le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif et huit hauts commandants des forces navales, aérospatiales et terrestres du Corps des gardiens de la révolution, l'unité militaire d'élite connue comme la Gestapo du régime et elle-même récemment inscrite comme organisation terroriste étrangère par les Américains.

Ces commandants supervisent les activités régionales malveillantes du Corps des gardiens de la révolution, notamment son programme provocateur de missiles balistiques, son récent sabotage de pétroliers dans le Golfe et l'abattage d'un drone américain dans l'espace aérien international, ainsi que son soutien continu à la guerre civile sanglante de Bachar al-Assad en Syrie, aux rebelles houthis au Yémen, aux Hezbollah terroriste au Liban et les milices brutales chiites en Irak.

Le secrétaire américain au Trésor, Steve Mnuchin, a déclaré que les nouvelles sanctions "bloqueraient littéralement des milliards de dollars d'actifs". Khamenei, vénalement corrompu, contrôle un empire économique estimé à 200 milliards de dollars constitué de centaines d'entreprises ayant des intérêts dans l'agriculture, l'énergie, l'immobilier et d'autres secteurs. Ceux qui disent que les nouvelles sanctions sont simplement symboliques se trompent.

Ces sanctions empêcheront Khamenei et ses conseillers les plus proches d'accéder au système financier américain ou à tout actif américain. Le Trésor américain a également été autorisé à imposer des sanctions à toute institution financière étrangère qui effectue des transactions pour l'un de ces individus ou groupes inscrits sur la liste.

L'Iran, malgré sa culture riche, civilisée et ouverte, est devenu un paria international, son régime fasciste religieux a été condamné pour violation des droits humains et exportation du terrorisme, tandis que ses 80 millions de citoyens assiégés, dont la moitié ont moins de 30 ans, s'efforce de nourrir leurs familles dans un contexte de pannes de courant et de pénurie d'eau, avec une augmentation des prix alimentaires dépassant 80 pour cent. Depuis l'entrée en vigueur, à la fin de 2018, de la deuxième tranche de sanctions américaines touchant le pétrole et les banques, l'économie est en chute libre et l'inflation a atteint 52 % en mai.

La descente de l'Iran dans le chaos économique peut être attribuée directement à Khamenei et au président Hassan Rohani. Leur politique d'expansionnisme militaire agressif au Moyen-Orient a épuisé les ressources du pays. Si l'on ajoute à cela la propension des mollahs à se remplir les poches, il n'est guère surprenant que le pays qui possède les deuxièmes plus grandes réserves mondiales de gaz et les quatrièmes plus grandes réserves de pétrole brut soit maintenant confronté à une crise économique et aux manifestations de masse d'un public en colère.

Au cours des 18 derniers mois, les protestations généralisées se sont propagées des grandes villes aux villes et villages ruraux, unissant les classes ouvrières aux classes moyennes, dont les slogans "laissez tomber la Syrie, pensez plutôt à nous" et "A bas le dictateur", ont clairement signalé la demande croissante de changement de régime. Les cris inimaginables de "A bas Khamenei" et "A bas Rohani" sont devenus monnaie courante à chaque manifestation et ont été entendus chez les métallurgistes en grève à Ahwaz dans le sud-ouest de l'Iran, chez les épargnants spoliés à Racht dans le nord et même chez les enseignants, infirmières et marchands du bazar à Téhéran !

Le régime a imputé la coordination des manifestations à la principale opposition organisée, les Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI/MEK), qui a créé des " unités de résistance " dans tout le pays. L'OMPI est l'alternative démocratique clé à la dictature théocratique des mollahs et offre un avenir de liberté, de justice, de démocratie, de droits de l'homme, de droits des femmes, d'abolition de la peine de mort, de fin de la terreur et de l'agression internationales et de fin de la menace nucléaire. C'est une vision qui contraste tellement avec le chaos et l'oppression actuels que les jeunes Iraniens sont désormais prêts à risquer leur vie pour y parvenir.

Comme l'a dit le secrétaire d'État américain Mike Pompeo : « Pour le régime, la prospérité, la sécurité et la liberté du peuple iranien sont des pertes acceptables dans la marche vers la révolution. » Il a accusé le régime clérical de « se remplir les poches pendant que son peuple réclame du travail ». Pompeo a donné des exemples précis de la corruption à l'échelle industrielle en Iran, citant Sadeq Larijani, le chef du pouvoir judiciaire iranien, dont la fortune est estimée à 300 millions de dollars, détournés directement des fonds publics. Il a également cité l'ancien officier des gardiens de la révolution et ministre de l'Intérieur Sadeq Mahsouli, surnommé « le général milliardaire ».

Pompeo a dit qu'il est passé de la situation de pauvre officier à la fin de la guerre Iran-Irak à un homme valant des milliards de dollars. Il a désigné le grand ayatollah Makarem-Chirazi, connu comme le « sultan du sucre » pour son commerce illicite de sucre, qui lui a généré plus de 100 millions de dollars de revenus. Et il a dit que Khamenei « a son propre fonds de couverture secret, le Setad, d'une valeur de 95 milliards de dollars ».

Pompéo a conclu qu'à en juger par leur grande fortune, les ayatollahs "semblent plus préoccupés par la richesse que par la religion". Il a continué : "Ces saints hypocrites ont conçu toutes sortes de plans tortueux pour devenir les hommes les plus riches de la Terre pendant que leur peuple souffre." Cette révélation écrasante du secrétaire d'État américain fait un mensonge de l'affirmation de Khamenei selon laquelle les "ennemis étrangers" sont responsables de l'effondrement économique de l'Iran. L'ampleur de la corruption des mollahs est bien connue du peuple iranien qui meurent de faim et qui en a assez de voir ses richesses pétrolières et gazières volées et utilisées pour financer des guerres par procuration en Syrie, au Yémen, au Liban et en Irak et pour remplir les comptes bancaires des mollahs.

Les millions de personnes opprimées en Iran accueilleront favorablement la dernière série de sanctions de Trump contre leurs dirigeants corrompus. Il est maintenant du devoir de l'Union européenne de suivre l'exemple des États-Unis et de montrer son soutien pour le peuple iranien.