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Daily Sabah - Les manifestations en Irak, qui ont commencé au début de ce mois, ont pris une nouvelle tuornure. Commençant comme une protestation contre le taux de chômage élevé, les pénuries d'énergie et la corruption, les manifestants scandent maintenant des slogans contre l'Iran et ses mandataires dans le pays. Plusieurs vidéos diffusées sur les médias sociaux montrent que les gens agitent des drapeaux irakiens devant les ambassades et consulats iraniens non seulement à Bagdad mais aussi dans des villes comme Karbala, considérée comme un lieu saint parce que le petit fils assassiné du prophète Mohammad, Hossein, y est enterré.

Des centaines de personnes ont été tuées en Irak, principalement à Bagdad par les forces de sécurité. Malgré les promesses du gouvernement irakien d'améliorer le niveau de vie, de lutter contre la corruption et d'accroître les possibilités d'emploi, les gens sont mécontents et jugent ce gouvernement peu fiable.

De plus, la présence d'hommes masqués dans les rues et le fait que les manifestants sont directement pris pour cible par ces hommes aux côtés de la police et des troupes irakiennes, ont renforcé les doutes sur l'ingérence de l'Iran dans le conflit. La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour l'Iraq, Jeanine Hennis-Plasschaert, s'est déclarée préoccupée par les entités armées, qui visent peut-être en fait l'unité de l'Irak.

"La protection de la vie humaine passe toujours en premier. Les entités armées qui sabotent les manifestations pacifiques, sapant la crédibilité et la capacité d'action du gouvernement, ne peuvent être tolérées ", a-t-elle déclaré la semaine dernière.

L'agence de presse iranienne IRNA a cité le ministre des Affaires étrangères du pays, Abbas Moussavi déclarant : " L'Iran suit de près la situation en Irak. Les autorités religieuses et politiques irakiennes peuvent atteindre ensemble des objectifs et aider à construire un avenir meilleur." Toutefois, elle n'a pas mentionné les accusations à l'encontre de l'Iran.

Marionnette iranienne

L'Irak a connu des manifestations de masse ces dernières années, mais cette fois-ci, c'est différent. Le pays, qui a été soumis aux politiques confessionnelles des pouvoirs locaux, régionaux et internationaux, était en général le théâtre de manifestations d'un groupe. Mais maintenant, les Irakiens sont dans la rue, quelle que soit leur confession. Les chiites et les sunnites protestent contre le gouvernement et l'accusent d'être une marionnette du régime iranien.

Certaines personnalités religieuses chiites se sont également engagées à soutenir les manifestants et ont exhorté le gouvernement à répondre aux attentes de la population. Par exemple, des députés, partisans du célèbre religieux chiite Moqtada al-Sadr, ont tenu un sit-in au Parlement.

Certains experts en politique étrangère comme Hanin Ghaddar ont soutenu que l'Iran était en train de perdre son pouvoir au Moyen-Orient au motif que les manifestants non seulement en Irak mais aussi au Liban sont opposés à l'Iran et demandent le retrait de Téhéran des questions intérieures de leur pays. Les gouvernements de l'Irak et du Liban sont soutenus par l'Iran.