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The National, 10 juillet - Un an après l'accord nucléaire,  les conséquences du retour de l'Iran dans la communauté internationale sont claires à travers le Moyen-Orient. Au Yémen, les rebelles Houthis soutenus par l'Iran refusent toujours le compromis, de faire la paix ou de se retirer de la capitale Sanaa.

 

En Irak, on peut encore voir la main de l'Iran : alors même que les forces irakiennes se sont battues pour reprendre Falloujah à Daech, le commandant Qassem Soleimani de la Force Qods iranienne est apparu dans des photos au bord du champ de bataille. En Syrie, le régime de Bachar Al Assad n'aurait pas pu survivre aussi longtemps sans l'aide ouverte de l'Iran.

Sans surprise, les pays du Golfe en sont mécontents. L'instabilité que l'Iran a alimentée dans la région les affecte directement, ouvrant un espace aux terroristes de Daech pour préparer des attaques, comme par exemple les attentats suicides qui ont secoué l'Arabie Saoudite la semaine dernière, ou permettre aux Houthis d'acquérir des armes qui tuent des militaires du Golfe.

Pourtant, l'opposition au gouvernement iranien actuel va bien au-delà des Etats du Golfe, comme l'a montré un rassemblement à Paris durant le week-end. Organisé par le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), un groupe d'opposition en exil, l'événement a attiré des partisans venant de bien au-delà de la région. 

Cela rappelle que, au-delà des scènes de liesse à l'intérieur de l'Iran pour l'accord nucléaire, il y a encore une forte opposition au régime des ayatollahs.

Cette opposition est à la fois intérieure et extérieure. A entendre les slogans anti-iraniens scandés par des manifestants hors de la Zone verte à Bagdad avant de la prendre d'assaut en mai, il est clair que de nombreux Irakiens en ont assez de l'ingérence iranienne.

Mais ce sont les Iraniens eux-mêmes qui sont à la pointe de l'opposition au régime. Bien que le mouvement vert, le groupe d'opposition qui a prospéré après l'élection iranienne de 2009, ait été écrasée par la police et les services secrets de l'Iran, la colère qui lui avait donné naissance n'a pas disparu. Oui, les Iraniens sont très fiers de leur pays, et à juste titre, mais cela ne signifie pas qu'ils soutiennent tout ce que les ayatollahs font.

Les liens entre le monde arabe et l'Iran sont profonds et longue durée et, comme l'a dit l'ancien chef du renseignement saoudien le prince Turki Al Faiçal au rassemblement, les tensions actuelles sont exceptionnelles dans une longue histoire d'amitié. Ceux qui sont en colère contre le gouvernement actuel à Téhéran doivent trouver des alliés parmi les Arabes.