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Iran Manif - Le cimetière de Zandjan, dans le nord-ouest de l'Iran, recèle comme dans bien des endroits en Iran, des tombes secrètes. Quand en été 1988, le régime iranien a vidé ses prisons politiques en massacrant les détenus, ils les transportés par camions bennes dans les cimetières et les terrains vagues. Des fosses ont été creusées à la hâte, profondes, pour y entasser un maximum de corps.

 

Des buldozers ont tassé. "Le sang giclait de partout, un vrai marécage, la boue était rouge, l'odeur âcre du sang montait", se souvient un gardien de cimetière aujourd'hui réfugié à l'étranger. Et puis des couches de terre ont recouvert le tout, à nouveau tassé.

Et parce que ce massacre dont on estime à 30.000 les victimes, très jeunes, s'est fait rapidement, en l'espace d'un été, pour imposer la terreur absolue, le régime n'a jamais voulu que les familles sachent où se trouvent leurs chers disparus. Un silence absolu a été imposé à ce sujet, sous peine de mort.

Cependant pour effacer les traces de ce crime contre l'humanité, à Zandjan par exemple, les autorités ont remonté le niveau de la terre et disposer d'autres tombes, de personnes décédées de mort naturelle, au-dessus des fosses communes.

A Kermanchah dans l'ouest de l'Iran, une route en asphalte recouvre d'autres charniers qui renferment des centaines de corps de jeunes arrêtés pour avoir lu un journal, pour avoir vendu ce même journal, pour avoir adhéré à un parti politique, l'OMPI, l'opposition démocratique à la dictature religieuse, ou pire encore pour avoir pleuré un parent exécuté.

"Anéantissez les ennemis de Dieu", avait lancé Khomeiny, le diable en personne, dans une fatwa déclenchant ce bain de sang en Iran.

Dans la ville de Dezfoul dans le sud, c'est une garnison qui a été construite sur les charniers.

A Tankabon dans le nord de l'Iran, les autorités innommables ont nivelé le secteur des charniers ... pour le découper en parcelles et les vendre au prix fort.

Partout en Iran où l'on marche, plus de 30.000 vies volées, 30.000 âmes innocentes, appellent depuis les tréfonds de la terre pour que justice soit faite et leur assassins jugés. Elles n'ont ni nom, ni signe pour qu'on puisse les reconnaitre. Mais les Iraniens savent qu'elles sont tombés pour la liberté. Ils savent aussi que le régime redoute cet appel à la justice qui le fera lui aussi tomber.