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Iran Manif - Les oreilles du régime iranien ont sifflé le 15 novembre à Téhéran. Les représentants de plusieurs branches salariales se sont retrouvés devant le parlement des mollahs pour dire leur colère. Mauvais signe pour le pouvoir : le mécontentement s'organise et se solidarise. 

Il y avait des retraités des transports en commun de Téhéran, des salariés d'usines et d'autres branches, notamment le syndcaliste en sursis Jafar Azim-Zadeh (libéré sous caution récemment grâce une longue grèvede la faim et une belle mobillisation, mais déjà convoqué pour retourner en prison avec une peine de six ans). Il y avait un nombre considérable de femmes venues accompagner leurs maris et de familles au complet.

Le cortège protestait en premier lieu contre les contrats temporaires que les ouvriers qualifient de nouvelle forme d'esclavage. Des groupes d'étudiants étaient venus prêter main forte aux manifestants en solidarité.

Tout autour du cortège, des essaims d'agents menaçaient les passants qui voulaient en grossir les rangs. Le long du parcours, de la place Baharestan à la rue Pirouzi des meutes de forces de sécurité bastonnaient à tout va ceux qui voulaient manifester avec les ouvriers. Des blessés ont été relevés. Deux étudiants ont été arrêtés par les services de renseignement, mais sous la pression de la foule, ils ont retrouvé leur liberté.

Les slogans ont plu comme à l'accoutumée : "Libérez les prisonniers politiques", "Libérez les ouvriers emprisonnés, "le contrat provisoire asservit les ouvriers", "ouvriers, enseignants, étudiants, tous unis!", "grèves et réunions, sont nos droits inaliénables", "avoir un toit et de quoi vivre, c'est notre droit inaliénable".

Une réforme du travail instiguée par le gouvernement Rohani, s'inscrit totalement contre les propres lois des mollahs. Elle fait dépendre l'augmentation de salaire de la situation économique, ce qui permet aux patrons de ne plus s'aligner sur l'inflation et de ne plus augmenter leurs personnels. La réforme supprime également l'assurance sociale. Cela met en danger 13 millions d'ouvriers et leurs familles soit 50 millions de personnes qui vivent déjà sous le seuil de la pauvreté.

La  réforme va plus loin et prive les ouvriers du droit de grève et de manifester. Le régime se tire ainsi une balle dans le pied car la colère monte à la vitesse grand V en Iran et déjà on entend au Majlis les députes des mollahs parler de risques et de danger d'explosion sociale.