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Politicshome.com – Par Bob Blackman, député britannique - Samedi 27 juillet, les communautés anglo-iraniennes organisent une grande manifestation à Londres, en présence de personnalités politiques multipartites. Loin d'être le premier du genre, cette manifestation fait suite à des événements similaires ayant eu lieu récemment à Washington, Bruxelles, Berlin et Stockholm par des Iraniens en exil et des partisans de la coalition de l'opposition iranienne, le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI).

Chacun de ces événements est un signe de solidarité avec les manifestations populaires antigouvernementales à l'intérieur de l'Iran, visant à chasser la dictature religieuse dans leur pays, et qui se poursuivent depuis le soulèvement national du début de 2018.

Ils démontrent également le large soutien dont bénéficie le mouvement de résistance organisée, le CNRI.

Le CNRI et sa principale constituante, le groupe d'opposition iranien l'OMPI, jouent un rôle central dans l'organisation de ces manifestations populaires, ce que le régime a reconnu à plusieurs reprises par la voix de ses hauts dirigeants. Il n'est pas étonnant que le CNRI ait recueilli autant de soutien parmi les décideurs occidentaux et parmi les Iraniens à l'intérieur et à l'extérieur du pays.

Le rassemblement de Londres prévu depuis un certain temps, arrive à un moment propice. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (pasdaran) a récemment intensifié son harcèlement des compagnies maritimes internationales tout en visant particulièrement les navires britanniques après la saisie d'un superpétrolier iranien qui faisait passer clandestinement du pétrole par le détroit de Gibraltar, en route vers la Syrie. Vendredi dernier, un navire battant pavillon britannique a été saisi par les pasdaran dans les eaux omanaises, en violation flagrante du droit international.

Cette agression devrait faire comprendre plus clairement à tous les décideurs que les intérêts en matière de sécurité nationale, ainsi que les préoccupations humanitaires, exigent l'adoption d'une politique de fermeté à l'égard de l'Iran, comme le préconise le CNRI.

Les détails spécifiques de cette politique incluent la proscription totale des pasdaran en tant qu'organisation terroriste - une mesure déjà mise en œuvre par les États-Unis sous le président Trump. La Maison-Blanche a également donné suite à cette décision en sanctionnant le bureau du Guide suprême Ali Khamenei, mais le CNRI a exhorté les États-Unis et leurs alliés européens à aller encore plus loin en étendant les sanctions au ministère du Renseignement, entre autres institutions en Iran.

Les tensions actuelles dans la région soulignent la nécessité de cette stratégie, mais ont suscité l'inquiétude de divers observateurs qui craignent qu'en exerçant une pression supplémentaire sur le régime iranien, la communauté internationale ne s’embarque vers un conflit. En même temps, les menaces des pasdaran à l'encontre de la navigation britannique, en plus de leurs attaques précédentes contre les pétroliers régionaux et la destruction d'un drone de surveillance américain, montrent clairement que Téhéran porte l'entière responsabilité d'une escalade réelle et dangereuse.

Freiner cette escalade mène inévitablement à des politiques de complaisance, mais ces politiques peuvent sembler attrayantes pour certains politiciens qui croient que la seule alternative est un autre conflit dans la région.

Cependant, c'est là que réside le faux récit qui a gouverné les politiques occidentales à l'égard de la République islamique pendant la majeure partie des quarante dernières années.

Le choix entre la complaisance et le conflit ouvert est un faux choix, que la présidente élue du CNRI, Maryam Radjavi, a expliqué de la manière suivante : « les partisans du régime disaient que si les mollahs étaient renversés, l’Iran plongerait dans la guerre, le chaos et le morcellement. Aujourd’hui tout le monde peut voir que tant que ce régime ne sera pas renversé, les guerres et les crises se poursuivront dans la région et s’intensifieront. »

« Par conséquent, tous ceux qui veulent la liberté pour l’Iran, tous ceux qui veulent sauver l’Iran de la destruction et du chaos, et tous ceux qui veulent la paix et la stabilité pour la région et pour le monde, doivent se lever pour le renversement du régime des mollahs », a ajouté la présidente élue du CNRI.

Les déclarations de Mme Radjavi prouvent qu'il existe une alternative et promettent de désamorcer les conflits et de résoudre les crises en cours dans un avenir prévisible, plutôt que de simplement adopter un comportement attentiste. Cette alternative consiste à reconnaître le droit du peuple iranien de s'opposer à son gouvernement tyrannique et, finalement à renverser le système théocratique en faveur d'une véritable démocratie. Le Royaume-Uni et ses alliés peuvent faire beaucoup de choses pour soutenir cet objectif et faciliter son succès.

Sanctionner les pasdaran et le ministère du Renseignement serait une étape vitale, mais il serait également utile de simplement attirer l'attention de la communauté internationale sur l'OMPI et le CNRI, de reconnaître l'importance des récentes manifestations anti-gouvernementales et de faire comprendre au peuple iranien que la communauté internationale les soutiendra lorsque ces manifestations pousseront le régime actuel à son point de rupture.

Le message de ces manifestations est le même que celui transmis à Londres samedi, « le régime iranien est affaibli par son isolement, le peuple iranien fera le reste ».